En canot pour développer l’identité culturelle des Atikamekw

Michel Scarpino
mscarpino@icimedias.ca

En canot pour développer l’identité culturelle des Atikamekw
On voit les participants, quelques minutes avant le départ. (Photo : Michel Scarpino)

Une dizaine de jeunes de 12 à 24 ans ont pris le départ ce matin, pour le projet Pitciwote, une expédition de canot de 3 jours sur la rivière Saint-Maurice.

Le parcours de 96 km en trois étapes les conduira de La Tuque à Saint-Roch-de-Mékinac, où ils arriveront dimanche après-midi. Ils sont partis à bord de leurs canots, avec tout le matériel, sacs de couchage, tentes, nourriture.

Ouverte à toute la population, l’expédition a pour objectif de développer l’identité culturelle des Atikamekw. C’est la première fois qu’elle a lieu, mais pas la dernière.

« On avait la possibilité financière d’acquérir des équipements pour des projets de saines habitudes de vie et culturels. À La Tuque il y a beaucoup de jeunes et de jeunes familles qui ont besoin d’aller vivre un ressourcement […] Une expédition sur le Tapiskwan Sipi (la rivière Saint-Maurice) les gens aiment vivre cette expérience-là, on l’a vu avec la Grande expédition, cet été », explique Laurianne Pétiquay, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de La Tuque.

Selon elle, les gens apprécient ce genre d’expédition qui fait partie de l’histoire des Atikamekw. Des sites ont été repérés pour camper. Les participants prendront le départ chaque jour, avant 9h, pour ramer 30 km par jour.

Denis Michel Pétiquay et Marc-André Dubé sont les deux coordonnateurs du projet. Ils ont préparé l’itinéraire, le budget, les équipements nécessaires. L’équipement pourra servir pour d’autres éventuels voyages, puisqu’on vise également des expéditions de quelques jours en raquettes. 10 canots ont été achetés par le CAALT, qui vont servir pour les autres expéditions. Le projet a été rendu possible grâce au financement obtenu par le CAALT et à la participation du magasin Canadian Tire.

La nourriture santé sera privilégiée lors de l’expédition Pitciwote. « On a même des mets traditionnels. On va avoir le plus de repas chauds possible, c’est réconfortant en camping », dit M. Dubé.

Un apprentissage

Outre l’art de manier le canot et développer l’endurance sur un long parcours, l’expédition Pitciwote vise un côté éducatif comme la préparation de la nourriture, le camping.

Le plus jeune participant a 13 ans. Le groupe profite de l’expérience d’un canotier plus expérimenté, Jacquot Pétiquay, qui a trois Classiques de canot à son actif dans les années 80, alors qu’il était dans la jeune vingtaine.

Le projet devait initialement être réalisée au début août, mais les températures de septembre apporteront une dynamique particulière, les participants devront composer avec des températures plus fraîches. Ce n’est pas une course, mais la randonnée exige quand même une certaine condition physique. « C’est surtout mental, on va espérer avoir de la belle température. Il y a pour aussi le fait qu’on va camper. Il y a des gens qui ne sont pas habitués au camping en septembre », ajoute Marc-André Dubé.

La rivière peut aussi avoir changé depuis qu’il a fait son opération de repérage il y a quelques semaines, on peut s’attendre un peu plus d’eau vive à certains endroits. Des participants ont déjà fait la rivière Saint-Maurice en canot, ce qui favorisera un bon transfert des connaissances.

« Je suis certaine qu’ils vont revenir avec une bonne expérience et de belles choses à dire », a conclu Mme Pétiquay.

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