Challenge blanc : plus de 800 km d’arrière-pays à conquérir

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Par Michel Scarpino
Challenge blanc : plus de 800 km d’arrière-pays à conquérir
Challenge Blanc

MOTONEIGE. 32 équipes sont inscrites en vue de la présentation du sixième Challenge blanc qui sera présenté dans l’arrière-pays de La Tuque, la fin de semaine des 20, 21 et 22 février.

On vient de briser un ancien record, avec cinq équipes de plus que l’an dernier.

Patrick Trahan est très heureux, même s’il sait qu’il ne peut pas accepter un nombre trop important d’équipes, pour des raisons de logistique. «Il y a encore de la place, on peut prendre jusqu’à 35 équipes», assure-t-il.

Inévitablement, les retombées économiques pour la région sont très importantes le point de ralliement étant La Tuque. Rappelons que les gagnants du Challenge blanc sont ceux qui suivent le plus fidèlement les indications d’un carnet de bord de navigation (roadbook). Ce n’est pas une course.

Le parcours

Le tracé réservera son lot de surprises aux participants, même si certaines sections ont déjà été parcourues. On ne va pas à Wemotaci cette année, pour des raisons d’organisation. «Ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé ça, j’ai adoré ça (d’y être allé l’année dernière)», soutient M. Trahan. Le manque de bénévoles l’a forcé à revoir les parcours de l’événement.

«On a deux grosses journées de presque 350 km», annonce Patrick Trahan.  Jeudi, les motoneigistes partiront du Club de golf de La Tuque pour aller vers le nord, dans le secteur de la Zec Borgia, puis du Lac-Édouard avant de revenir à La Tuque. Le lendemain, tout ce monde partira du centre-ville de La Tuque et visitera le secteur ouest de la région, pour atteindre le Relais 22.

Le samedi sera davantage une journée d’endurance. Après avoir atteint le club Odanak, les motoneigistes effectueront une épreuve d’endurance de 4 heures en hors-piste, à partir de 11h. Les équipes devront rouler à deux motoneiges. L’épreuve, composée de boucles de 30 km, sera chronométrée, une première dans l’histoire du Challenge blanc, avec un départ de type le Mans. On pourra voir partir les engins de même que les ravitaillements.

«Le Challenge blanc 2020 veut donner plus d’accès aux spectateurs, parce que normalement, on part dans le bois et on revient», lance Patrick Trahan. Il y aura donc des activités sur place pour les gens présents.

«Ils vont naviguer au GPS. Il n’y aura pas que la vitesse», ajoute M. Trahan. Les performances compteront dans le calcul du classement des équipes.

Un souper de clôture viendra conclure l’événement, le samedi soir. Comme c’est souvent le cas, les anecdotes seront sûrement nombreuses.

Des participants qui en assurent le succès

Comme c’est la coutume, des participants de partout enfourcheront leur monture. «On a des gens de l’Abitibi, de la Côte-Nord, du Lac-Saint-Jean, de Montréal, de La Tuque», énumère M. Trahan.

L’organisateur indiquait que parmi tous les compétiteurs, il y a une équipe féminine, formée des Latuquoises Jessica Bolduc et Mylène Geoffroy.

Quatre équipes des Rangers, une section spécialisée des forces armées canadiennes enfourcheront aussi leur motoneige pour le Challenge blanc. Les Rangers canadiens garantissent une présence militaire dans les régions isolées du Canada, comme le Nord canadien et le long des côtes.

Trois équipages du Challenge blanc entreprendront aussi le Cain’s quest, au début mars. Cette compétition est décrite comme l’ultime course extrême, avec ses 3100 km de courses. «C’est le Paris-Dakar de la motoneige de longue distance», évalue Patrick Trahan.

Un Belge, des Suisses seront aussi à La Tuque pour cette fin de semaine de motoneige.

Longtemps associé à cette course, Guillaume Lemay-Thivierge n’y sera pas cette année, mais on risque d’y voir Philippe Laprise, qui filmera une partie de son émission Histoires de sentiers au cours de la fin de semaine.

Bénévoles

Sans crier au manque de bénévoles, Patrick Trahan ne cache pas qu’il a besoin de jus de bras pour l’aider à la préparation de l’événement, tout comme pour sa coordination au cours de la semaine où il se déroule : «Je veux continuer de le présenter à La Tuque, mais il faut qu’il y ait des gens qui m’aident».

«On a de la bonne neige. Au niveau température, il n’y a pas de problème, les conditions sont bonnes», évalue celui qui sillonne la région en vue de tracer le parcours.

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