Badminton: le Latuquois Édouard Arvisais poursuit son ascension

BADMINTON.  À peine à sa première saison sur le circuit collégial, le Latuquois Édouard Arvisais continue de gravir les échelons dans le monde du badminton. L’athlète de 18 ans des Électriks du Cégep de Shawinigan prendra part aux Championnats universitaires et collégiaux canadiens, qui se dérouleront du 19 au 21 mars au Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil.

Pour le jeune joueur, cette compétition représente avant tout une occasion de se mesurer à une nouvelle réalité.

“C’est un gros tournoi. Il y aura des joueurs universitaires aussi, donc le niveau va être très élevé. Pour moi, c’est surtout un tournoi d’apprentissage pour voir où je me situe et m’améliorer pour la suite”, explique-t-il.

Contrairement aux compétitions habituelles, l’événement regroupe à la fois des équipes collégiales et universitaires, ce qui promet des affrontements relevés.

Une première saison collégiale bien remplie

Étudiant en sciences humaines, profil psychosocial, Arvisais doit jongler avec un horaire chargé. Entre les cours, les entraînements et les compétitions, le badminton occupe une grande place dans son quotidien.

“Je joue pratiquement six jours sur sept. J’ai plusieurs pratiques dans la semaine et souvent des tournois la fin de semaine. Ce n’est pas évident, mais je réussis quand même à bien mélanger le sport et les études.”

Le début de saison n’a d’ailleurs pas été simple pour l’équipe des Électriks, qui a dû composer avec l’absence temporaire d’un gymnase. Les joueurs s’entraînaient alors principalement avec des partenaires étudiants avant de retrouver un rythme plus normal une fois les installations disponibles.

Malgré tout, Arvisais s’est rapidement adapté au niveau collégial.

“Je pensais que ça allait être beaucoup plus fort que ça. Finalement, j’ai été surpris. Le niveau est bon, mais je me suis senti capable de compétitionner dès le premier tournoi.”

Solide en double

Là où il se démarque particulièrement cette saison, c’est en double masculin. Avec son partenaire Jean-Nicolas Normandin, le duo occupe actuellement le premier rang du classement régional.

“Notre objectif, ce serait d’aller chercher une médaille ensemble cette saison. On sait qu’on est capables de faire des finales.”

Aux championnats canadiens, Arvisais évoluera toutefois avec un autre partenaire, Olivier Dion, un joueur originaire de Sept-Îles qui en est à sa première année à l’université.

“Le but, c’est au moins d’aller chercher une victoire et de bien jouer. Ce sera déjà une bonne expérience.”

Une progression rapide

Ce qui frappe dans le parcours d’Arvisais, c’est la vitesse à laquelle il a progressé. Le Latuquois n’a commencé le badminton compétitif qu’en secondaire 2, après la pandémie.

Rapidement, son talent attire l’attention de ses entraîneurs et il est invité à se préparer pour les Jeux du Québec.

“C’est là que j’ai vraiment commencé à m’entraîner plus sérieusement. On faisait souvent le voyage jusqu’à Shawinigan pour pratiquer avec des joueurs collégiaux et universitaires. Ça m’a beaucoup aidé à progresser.”

Sa motivation est simple: ne jamais répéter les mêmes erreurs.

“Quand je perdais contre quelqu’un, je me disais que je ne voulais plus jamais perdre contre lui. Je m’entraînais pour revenir plus fort au prochain tournoi.”

Impliqué dans le développement du sport

En plus de jouer, Arvisais redonne déjà au badminton. Il agit comme entraîneur à l’école secondaire Val-Mauricie, où il transmet sa passion aux plus jeunes.

Il a également contribué au succès du tournoi civil des Méchants Moineaux, organisé à La Tuque pour attirer des joueurs d’ailleurs au lieu de toujours devoir se déplacer.

“On allait jouer dans plusieurs villes pour les tournois, alors on s’est dit: pourquoi ne pas en organiser un chez nous? En plus, ça aide le club à acheter de l’équipement, comme les volants de plumes pour les compétitions provinciales.”

Des objectifs à long terme

À moyen terme, Arvisais souhaite poursuivre sa progression au niveau universitaire. Il vise éventuellement une place au sein de l’équipe de l’Université Laval.

“Il y a beaucoup de bons joueurs là-bas. Mon objectif serait au moins d’être assez bon pour participer aux compétitions par équipe.”

Sur le circuit civil, il espère également améliorer sa cote et passer de la catégorie C à B, puis éventuellement à A.

D’ici là, le Latuquois profitera pleinement de son expérience sur la scène nationale cette semaine.

“Je veux surtout jouer sans pression et voir jusqu’où je suis capable d’aller.”