Anthony Quessy sort de sa retraite pour jouer avec son fils

HOCKEY.  Les quelque 700 amateurs de hockey réunis au Colisée Denis-Morel pour la rencontre du samedi 22 novembre entre les Loups de catégorie senior AA et les Aigles de Portneuf ont eu droit à une belle surprise. La vedette locale depuis plusieurs décennies, Anthony Quessy a pris la décision de sortir de sa retraite pour fouler la même glace que son garçon Olivier qui est le capitaine de l’équipe.

Cette formation senior AA qui participe au Challenge PFK cette saison est composée majoritairement de jeunes joueurs de La Tuque. Olivier Quessy a aussi la chance de jouer en compagnie d’anciens coéquipiers des Dragons du Collège Laflèche, mais il ne pensait pas pouvoir jouer avec son père.

“On a essayé de l’inciter à revenir au jeu l’an passé dans le senior AAA, mais avec son passé avec de nombreuses commotions, il ne voulait pas prendre de chance. C’était une belle fierté pour moi de pouvoir jouer avec lui. Disons qu’on était une couple de gars à le pousser pour qu’il revienne avec l’entraîneur. C’est une belle ligue avec un bon calibre, et j’étais content de le voir en uniforme avec nous”, exprime le capitaine de l’équipe Olivier Quessy.

“C’était vraiment plaisant. C’est un beau moment qu’on a pu vivre ensemble. Les deux ont jouait à la défense, mais pas sur la même paire. On a joué ensemble environ 5 secondes en fin de match. C’était un beau moment quand même, soutien Anthony Quessy. Je n’étais pas censé sortir de ma retraite. Je ne voulais surtout pas prendre la place d’un jeune. Les jeunes méritent leur place et c’est leur moment. Je suis allé parce qu’on pouvait jouer à 21 joueurs et que je ne prenais pas la place de personne. J’ai pu partager mon expérience avec les jeunes. Si l’équipe a besoin, je ne dis pas que je ne jouerais pas. Mon but ce n’est pas de voler la place à un jeune. Ils doivent jouer pour s’améliorer pour garder une équipe à La Tuque. Ce sont des gars que j’ai coachés ou que j’ai vus à l’école de hockey.”

La moitié de l’équipe est composée de jeune de La Tuque, ce qui a fait ressurgir des souvenirs à Anthony Quessy, notamment lors de la création des Forestiers où les Latuquois formaient le cœur de l’organisation. “Ça rappelé des beaux souvenirs, autant avec les Forestiers que les Loups. M. Veillette a fait plusieurs années de bon hockey à La Tuque et les gens aimaient ça. Je suis content de voir que des jeunes prennent la relève pour repartir du hockey senior ici. La population le mérite, il y a un bon bassin et on l’a vu encore samedi. C’est encourageant pour les jeunes de voir le monde dans les estrades. La majorité des personnes ont apprécié le calibre. C’est moins fort que le senior AAA, mais ça patinait, ça jouait au hockey, et il n’y avait pas de niaisage après les sifflets. C’est le fun aussi de voir que “Ti-Num” (l’entraîneur André Gendron) est revenu à La Tuque pour s’impliquer.

Il s’agissait aussi d’un retour à La Tuque pour André “Ti-Num” Gendron, mais à titre d’entraîneur, lui qui avait fait la pluie et le beau temps dans les années 1990 avec les Loups et les autres Latuquois Steven English, Michel Gaudet, et Steve Desbiens pour ne nommer que ceux-là.

“C’était inattendu que je revienne comme entraîneur à La Tuque parce que j’avais pris ma retraite. Ma fille joue au niveau collégial et je ne voulais pas manquer sa dernière année. Le calendrier n’était pas trop prenant. J’avais le goût ça me manquait, exprime Ti-Num Gendron. De voir autant de jeunes de La Tuque dans l’équipe ça m’a fait replonger dans le temps de la ligue 18-23 et on était tous des gars de La Tuque avec Steven English, Michel Gaudet, Luc Bordeleau… On était content de jouer dans le senior avec nos chums de La Tuque et c’est un peu la même chose avec le senior AA. C’était impossible de faire ça avec le senior AAA qui fonctionne avec un repêchage. Le sentiment d’appartenance n’est pas le même et on pouvait le sentir dans la chambre samedi avant le match.”

L’entraîneur avait un petit brin de jalousie de voir Anthony qui a pu fouler la même glace que son fils Olivier. “C’est magique! J’aurais aimé pouvoir jouer senior avec mon gars! Ce ne sont pas tous les pères qui peuvent vivre ça. Anthony hésitait dans la semaine pour jouer. Il ne voulait pas voler la glace à personne et on a vu qu’on pouvait habiller 7 défenseurs et jouer à 21, normalement c’est 20 joueurs. Je ne l’ai pas lâché et il a pris sa décision samedi en fin de journée. Les jeunes ne le savaient pas. Je n’ai pas pensé d’envoyer un message à Olivier, c’est sa mère qui lui a appris. C’était un plus dans la chambre avec son expérience”, ajoute l’entraîneur.