Pannes de courant : La Tuque exprime son ras-le-bol

Pannes de courant : La Tuque exprime son ras-le-bol

L'arbre tombé dans le secteur La Croche

Crédit photo : Gracieuseté

ÉLECTRICITÉ.  Les longues pannes de courant vécues dans le Haut Saint-Maurice et l’absence de monteurs de lignes sur une base régulière font réagir encore une fois ville de La Tuque. Une panne survenue le 5 septembre, pousse le maire, Pierre David Tremblay, à tenir un point de presse afin de dénoncer des délais qu’il juge excessifs.

Répétant son ras-le-bol, il relève le fait que, quand les monteurs de ligne de La Tuque ne sont pas disponibles, les délais s’alourdissent lorsque ces employés doivent partir de Shawinigan ou Trois-Rivières.

Au centre de l’intervention : une panne survenue pu après 18h le 5 septembre, dans des conditions météo particulières.

«Un arbre est tombé sur les fils électriques et le courant est coupé. On reçoit un appel pour un arbre en feu au 610, rang Est à La Croche. Un arbre est tombé sur les fils électriques», résume Serge Buisson, directeur du service d’incendie de ville de La Tuque.

L’arbre coupe le chemin aux trois quarts et obstrue aussi l’entrée du citoyen à 100 %.

L’arbre est cassé sur les fils et ceux-ci sont très tendus.

Dépêché rapidement sur les lieux, un superviseur d’Hydro-Québec avise que les monteurs de ligne ne pourront être sur place avant 23 h parce qu’ils partent de Trois-Rivières.

«Personne ici ne met la faute sur les employés, je pense que c’est de la mauvaise gestion qui vient d’en haut. D’ailleurs, on n’a toujours pas les réponses suite au 29 août (date d’une rencontre avec Hydro-Québec sur les pannes de courant et l’absence de monteurs de ligne», lance Pierre-David Tremblay. Il martèle qu’il faut une équipe de monteurs de ligne en tout temps.

«C’est inacceptable. On a l’intention de continuer à dénoncer cela. Compte tenu du fait que dans leur gestion, ils ne permettent pas à leurs employés d’aller plus loin, ils font le strict minimum et après c’est la Ville qui est obligée de prendre ça en charge. Pour tous les frais reliés à ce que normalement, ils devraient faire, on va leur envoyer une facture », tonne le maire.

«On a fait remarquer au chef pompier qu’en cas d’urgence, on ne pouvait pas se rendre en ambulance à la maison», déplore Fernand Pelletier, qui possède une ferme de 450 bêtes sur le rang Est. Ce n’est qu’au matin le 6 septembre que l’entrée vers son établissement a été à nouveau accessible.

«Avec les pannes fréquentes qu’on a, on ne peut vraiment pas se passer d’une génératrice, parce qu’on ne sait jamais combien de temps ça va durer. Pour l’alimentation en eau des animaux et la ventilation, ça nous prend un Delco, parce que ça ne se règle jamais rapidement. Les effectifs ne sont pas à La Tuque», ajoute-t-il. Cet employé retraité d’Hydro-Québec mentionne que trois ou quatre équipes de monteurs de ligne ont déjà été en permanence à La Tuque : «La réorganisation fait qu’il y a moins d’équipes dans le moment. Si on est en manque de personnel sur cette équipe, ils sont obligés de faire venir des gens de l’extérieur et ça augmente le délai d’intervention de façon majeure».

«On a encore beaucoup de coupures, de soubresauts, dans les municipalités de Lac-Édouard et la Bostonnais», déplore le maire Pierre-David Tremblay.

Hydro proactive

Hydro-Québec soutient avoir été proactive dans ce dossier. Les conditions météo attendues ont fait en sorte que des équipes ont été dédiées à La Tuque au cas où des pannes surviendraient. «Nous avons suivi l’évolution de la situation dès l’après-midi et nos équipes étaient mobilisées en conséquence», précise Élisabeth Gladu, porte-parole d’Hydro-Québec. On savait que des orages violents allaient traverser la région de la Mauricie en soirée et durant la nuit.

«De plus, nous avons communiqué avec plusieurs villes, dont La Tuque, pour leur rappeler nos coordonnées de mesures d’urgence, si les villes devaient déployer à leur tour leurs mesures d’urgence pour assurer la sécurité de leur population», poursuit Mme Gladu.

Elle ajoute que, suite aux orages, 10 000 clients étaient toujours privés d’électricité le 6 septembre au matin, la région des Laurentides ayant été particulièrement affectée. C’est la végétation entrant en contact avec le réseau de distribution qui a causé environ 130 interruptions au total.

Trois interruptions en Haute-Mauricie

Selon Hydro-Québec, pour le secteur de La Croche, rapporte Hydro-Québec, l’interruption est survenue à 18h05 et s’est terminée à 00h43.  49 clients ont été touchés. «Un sapin était tombé sur le réseau et avait endommagé les conducteurs. Le patrouilleur d’Hydro-Québec est arrivé rapidement sur les lieux dans un délai de moins de 30 minutes pour planifier les travaux à réaliser», rapporte Hydro-Québec.

Les dégâts sur le réseau étaient importants dans le secteur Wayagamack, affirme Hydro-Québec

Une autre panne est survenue à 20h23, le même soir, dans le secteur du Lac Wayagamac, faisant des dégâts importants. «Les travaux devaient être réalisés de jour pour assurer la sécurité des travailleurs. Des équipes d’émondage et de monteurs de Shawinigan ont été mobilisées au terrain. 14 clients étaient privés d’alimentation. À mesure que les travaux progressaient sur le réseau, les clients étaient réalimentés. La totalité des clients a été rétablie le 6 septembre vers 18 h», précise Élisabeth Gladu.

Finalement, un arbre a privé un abonné de courant près la fourche qui mène au Lac Édouard. Selon Hydro-Québec, le client ne pouvait pas sortir de sa résidence. L’interruption est survenue à 4h07 et s’est terminée à 4h58.

 

 

On veut s’assurer qu’ils prennent les mesures cet automne. Ça va être quoi, cet hiver ?

Pierre-David Tremblay

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