Les 130 syndiqués de l’usine de Safran à Mirabel déclenchent une grève de sept jours

MIRABEL — Les syndiqués qui travaillent pour le géant français de l’aéronautique Safran à son usine de Mirabel passent à l’étape supérieure de leurs moyens de pression en déclenchant une grève de sept jours, qui pourrait se prolonger si les choses ne débloquent pas à la table de négociation.

Les quelque 130 syndiqués ont tenu une première grève de 24 heures la semaine dernière pour dénoncer la «stagnation» des négociations concernant le renouvellement de leur convention collective.

Dimanche, ils se sont réunis en assemblée générale pour se pencher sur la plus récente offre de la part de l’employeur, qu’ils ont finalement rejetée. La partie patronale offrait notamment une augmentation salariale de 14 % en trois ans, a-t-elle fait savoir.

En plus de rejeter la proposition d’entente, à 99 %, les travailleurs ont voté en faveur d’une nouvelle séquence de grève. Ils ont donc amorcé mardi un débrayage de sept jours, qui pourrait être prolongé «si rien ne bouge à la table pendant ce temps».

Selon le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Safran, affilié à la CSN, le vote permet d’aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Dans un communiqué, le président du syndicat, Michael Durand, a réitéré que selon les travailleurs, «les dernières offres de l’employeur ne permettent toujours pas de rattraper les années d’inflation élevée» qui ont été couvertes par la précédente convention collective, d’une durée de six ans.

«Nous sommes encore pris avec des conditions inférieures à la concurrence en aéronautique sur plusieurs points importants», a-t-il ajouté.

De son côté, la partie patronale a assuré qu’elle reste «pleinement engagée dans le bon déroulement des discussions à venir» et a confirmé sa volonté de parvenir à un accord «harmonieux préservant, à la fois, son attractivité quant aux conditions de travail proposées, mais également, l’équilibre financier de ses activités».

«Depuis l’ouverture des négociations, la direction a toujours eu des échanges ouverts et transparents avec l’organisation syndicale permettant de trouver des accords sur de nombreux éléments de la future convention collective», a-t-elle fait valoir.

L’usine Safran Systèmes d’Atterrissage de Mirabel fabrique les composantes des trains d’atterrissage pour les modèles Airbus A320, A330, A340 et A350, ainsi que le Boeing 787, peut-on lire sur le site de l’entreprise.