Nouveau Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone à Manawan et Wemotaci

Nouveau Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone à Manawan et Wemotaci

JUSTICE. Le Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone a été mis en place à Wemotaci et manawan. L’annonce a été faite par la ministre de la Justice et procureure générale du Québec, Stéphanie Vallée, et le Grand Chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish.

Le programme offrira aux victimes et aux personnes accusées de certaines infractions commises sur le territoire des communautés de Manawan et de Wemotaci de participer, si elles le souhaitent, à un processus encadré de réparation et de réconciliation lors des procédures judiciaires. Le but est de favoriser une plus grande participation des communautés autochtones dans la résolution de conflits. On n’hésite pas à préciser qu’il s’agit d’une avancée en la matière puisque pour la première fois, certaines infractions en matière de violence conjugale y sont intégrées.

« Notre gouvernement poursuit ses actions pour favoriser l’accès à la justice avec la mise sur pied du Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone. L’entente avec les communautés atikamekw de Manawan et de Wemotaci pour l’instauration de ce programme sera bénéfique pour leurs membres, car elle permet d’adapter la justice à leur culture et à leur contexte social. », mentionne la ministre Stéphanie Vallée.

Établie entre le Directeur des poursuites criminelles et pénales et les services sociaux Atikamekw Onikam, une entente définit le fonctionnement du Programme et précise les types d’infractions pouvant être traitées.

« Le Conseil de la Nation Atikamekw et les services sociaux Atikamekw Onikam sont enthousiastes à l’égard de ce nouveau protocole d’entente sur les mesures de rechange (PMR). Ce protocole d’entente est particulier puisqu’il est le premier au Québec à permettre que les infractions commises dans un contexte de violence conjugale puissent être déjudiciarisées et à rendre possible l’application de nos systèmes traditionnels de résolution de conflits, dans le respect de nos us et coutumes», ajoute Constant Awashish.

Instauré en 2001 et révisé en 2015, le Programme s’adresse exclusivement à la population autochtone du Québec.

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