Une nouvelle piste cyclable se dessine

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Par Patrick Vaillancourt

Cela fait des années que la population en parle, la piste cyclable de La Tuque doit être considérablement améliorée. Le dossier a avancé au cours des derniers mois et il ne reste que l’approbation du gouvernement provincial afin que le projet d’envergure voie le jour. Les Latuquois pourraient profiter d’une nouvelle piste urbaine, d’un tronçon reliant La Tuque à Rivière-à-Pierre, en plus d’une piste longeant la route 155 de Chambord à Grand-Mère.

La particularité avec la piste cyclable actuelle, c’est qu’elle n’en est pas une. Sur la distance de 12 kilomètres, il n’y a que 750 mètres qui sont reconnus comme étant une piste cyclable, pour le reste, on doit la désigner comme une bande cyclable.

On se rappellera il y a quelques années, la municipalité avait mandaté la firme Zins et Beauchênes afin de procéder à une étude sur les infrastructures de la ville. Un projet d’une piste cyclable longeant la rivière St-Maurice évalué à plus de 5 M$ avait été soumis par la firme. «Nous nous sommes basés sur cette étude et nous avons travaillé le projet avec nos spécifications, indique le conseiller municipal Luc Martel. Ça fait 6 ans que je suis en poste, et il a toujours été question d’études. Ce temps-là est fini, et on doit agir maintenant.»

Un comité a été formé en 2010 pour le projet de la nouvelle piste cyclable.

«Le projet comporte trois volets : la piste cyclable urbaine qui pourrait desservir tous les quartiers de la ville, le tronçon de La Tuque à Rivière-à-Pierre qui permettrait de se rendre jusqu’à Québec, et la piste entre Chambord et Grand-Mère. Pour ce dernier volet, si la Ville ne prenait pas la pôle, c’est le Lac-Saint-Jean qui s’en serait chargé. J’aurais été mal à l’aise avec ça, confie le conseiller municipal qui est attitré aux loisirs. Mais tout passe par le projet de la piste cyclable urbaine. Ça serait illogique d’accueillir des touristes en vélo à La Tuque, si on n’avait pas quelque chose de bien à leur offrir. La nouvelle piste serait de 33 km et toucherait tous les quartiers, toutes les écoles, les parcs, le centre-ville, et les principaux lieux de travail.»

Luc Martel soutient que le projet évalué entre 3 et 4 M$ toucherait la population locale tout comme le tourisme. La ville devrait payer moins de la moitié du projet. «Le directeur des loisirs de Québec me disait que les gens de Québec aiment la piste cyclable qui se rend jusqu’à Rivière-à-Pierre, mais le seul commentaire négatif qu’il avait, c’est que les cyclistes devaient revenir vers Québec. Nous nous sommes fait dire par le gouvernement qu’il s’agissait du plus beau projet présenté pour la Mauricie.»

La ville attend la réponse du gouvernement provincial pour l’acceptation du projet dans les prochains mois. «Je suis sûr que notre projet sera accepté tel quel, et sinon, on devra avoir des réponses à nos questions parce que le projet rejoint tous les critères d’admissibilité. Nous avons aussi l’appui de notre députée Julie Boulet. Si la nouvelle piste cyclable est acceptée, elle serait construite d’un coup. Les travaux de défrichage débuteraient à l’automne, et le projet serait finalisé dès l’an prochain», conclut M. Martel.

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