Le lac Wayagamac sous surveillance

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt

L’opération nettoyage s’est amorcée dans le Haut-St-Maurice au cours de la semaine, mais les autorités municipales ont craint le pire samedi dernier quant au niveau d’eau du lac Wayagamac. Pendant toute la journée, de nombreux travailleurs se sont concentrés à élever le mur de pierre et à l’élargir afin que le lac ne déborde pas là où est construit le nouveau barrage.

«Il y a toujours une surveillance 24 heures sur 24, sept jours par semaine pour observer le niveau du lac, soutient le maire de La Tuque Réjean Gaudreault. Mais selon la sécurité civile, tout n’est peut-être pas terminé quant aux dégâts. C’est certain qu’il y a des risques en ce qui concerne le tuyau de 44 pouces d’eau potable, mais nous surveillons la situation de près.»

Les gens de la sécurité civile sont à La Tuque depuis lundi après-midi, afin de rencontrer tous les sinistrés, autant ceux de La Bostonnais que de La Tuque.

Il est encore difficile d’évaluer le coût des dommages, mais le chiffre atteindra sans doute plusieurs milliers de dollars. Les secteurs les plus touchés sont la Zec Bessonne et la municipalité de La Bostonnais.

Et à La Bostonnais, c’est l’attente. La municipalité attend le rapport d’expertise de la firme Genivar. Une rencontre s’est déroulée jeudi soir. Des travaux temporaires d’urgence ont été exécutés au cours de la semaine pour permettre à résidents de circuler sur le rang. Pour les travaux permanents, la mairesse par intérim, Chantale St-Louis, estime que cela pourrait prendre plus d’un mois.

Une Zec très endommagée

Le vendredi 25 juillet dernier, le président de la Zec Bessonne, Michel Morand, a survolé la Zec afin de constater les dommages. «Il y a un bris majeur sur le chemin Wayagamac sur une distance de 10 kilomètres, dans le secteur du lac Tom. En tant que gestionnaire de Zec, nous réalisons la gestion des terres de l’État, mais nous devons nous autofinancer. Nous avons su que nous ne pouvons pas profiter du programme d’aide aux sinistrés, puisque ce sont des résidences secondaires qui sont sur la Zec. Nous allons pouvoir transférer un montant de 45 000 $ du Volet II pour réaliser des réparations. Mais ça ne sera jamais assez pour réaliser toutes les réparations. Nous envisageons des pertes de 10 000 $ seulement pour le mois à venir. Des travaux d’urgence ont été faits pour réparer des ponceaux. Comme cela, les villégiateurs qui ont des véhicules pourront les récupérer dès vendredi. Le secteur sud sera accessible par le chemin René seulement. Habituellement, il faut rouler 9 km, mais les gens devront faire un trajet de 32 km. Il y a un bout de chemin qui est parti sur 1600 pieds de long, et de 7 à 8 pieds de profond. Les gens près du petit lac Wayagamac peuvent accéder à leur chalet via la route forestière 411, mais ça ne va pas plus loin que le petit Wayagamac. La date est indéterminée pour les travaux de réparation.» «La Zec est tellement endommagée, que tout doit être réparé sinon ça ne donne rien parce que les chemins sont trop maganés, poursuit M. Morand. Nous voulons aussi souligner que les gens de la Zec sympathisent avec tous les sinistrés, et nous comprenons que leurs demandes sont prioritaires. Nous sommes conscients que la ville ne peut pas nous appuyer financièrement, mais nous voulons qu’elle nous appuie dans nos demandes au gouvernement. Nous avons mis de notre poche entre 8000 et 9000 $ pour les évacuations, et ce sont pour l’instant les seules sommes que nous pourrons récupérer du gouvernement. Avant d’amorcer les travaux, on doit avoir une garantie d’argent de la part du gouvernement. Nous avons aussi appris que le pont du lac Tessier serait fermé prochainement puisque le tablier a été endommagé. Il s’agit d’un pont majeur pour accéder à la Zec.» Le maire Gaudreault a confirmé que la municipalité appuierait les demandes des gestionnaires de la Zec au gouvernement.

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