Le Centre Asperimowin : là où l’espoir renaît

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt

Voilà maintenant un an que le Centre Asperimowin a déménagé, et mardi dernier, la direction a tenu à inaugurer officiellement le nouveau centre qui offre des services pour les femmes atikamekws victimes de violence conjugale.

Le nouveau Centre Asperimowin dont nous tairons l’emplacement pour plus de confidentialité et de sécurité, comprend cinq chambres pouvant accueillir jusqu’à 13 femmes et enfants. L’inauguration officielle a été réalisée en présence de nombreuses personnes et dignitaires, dont la Grand Chef et présidente du Conseil de la nation atikamekw (CNA), Eva Ottawa, du chef du Conseil de bande de Manawan, Paul-Émile Ottawa, de Thérèse Niquay, directrice générale du CNA, du maire de La Tuque Réjean Gaudreault, et d’Alain Léveillé, du ministère des Affaires indiennes et du Nord-Canada. Une somme de 225 000 $ a été remise par la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL), via le programme d’amélioration des maisons d’hébergement pour faciliter le déménagement du centre Asperimowin. «Le Centre Asperimowin existe depuis 1998, explique Maxime Quoquochi, directeur des services sociaux du CNA. À l’époque, un concours a été organisé pour trouver le nom au centre. Asperimowin est ressorti et cela signifie le centre de l’espoir. Le centre dessert les trois communautés atikamekws : Obedjiwan, Wemotaci et Manawan. Nous avons un budget annuel de 165 000 $. Le centre accueille entre 90 et 100 personnes par an, ce sont des femmes accompagnées de leurs enfants. Depuis 1998, 1001 femmes et enfants sont passés au centre. Le déménagement répond aux besoins de la femme atikamekw qui vit malgré elle la violence. Le déménagement nous a aussi permis d’ajouter un intervenant jeunesse.»

La Grand chef de la nation atikamekw, Eva Ottawa, a souligné que la violence familiale touche tout le monde dans une communauté autochtone et que le centre aide en partie à résoudre des problèmes par des accompagnements. «Il est tout aussi important de faire de la prévention et de la sensibilisation auprès des membres des communautés. Ce n’est pas seulement le travail des intervenants sociaux, mais le travail de tous.»

De son côté, le Chef de bande de Manawan, Paul-Émile Ottawa, a tenu à faire l’éloge de la femme. «Des efforts doivent être faits par les Atikamekws pour permettre aux femmes d’occuper différentes fonctions dans l’organisation. J’ai remarqué que les sociétés qui font confiance aux femmes sont les plus épanouies.»

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