Des infrastructures érigées à grands coups de bénévolat

Des infrastructures érigées à grands coups de bénévolat

La dernière version du Camp Bleu.

Crédit photo : Gracieuseté

On ne le répétera jamais assez, le Club des 3 raquettes est uniquement mené par l’action bénévole de ses membres. Des infrastructures ont été aménagées au fil des dernières années par les dirigeants du club, avec l’appui inconditionnel de ses embres.

Le Camp Bleu

Le Camp Bleu a été la première infrastructure du club. Le premier camp bleu trouve son appellation sur une toile bleue qui recouvrait le bâtiment sur lequel les membres du club des 3 Raquettes étaient tombés par hasard lors d’une randonnée. Aussi simple que ça.

Il avait été remplacé par un camp de 9×9, mais il est devenu étroit. Un abri a été confectionné au lac du Pendu avec les matériaux de ce Camp Bleu.

La dernière version du Camp Bleu est une initiative de René Allard, qui avait d’abord fabriqué un refuge pour le parc des Trois Sœurs. Il l’avait monté dans sa cour. On n’avait pas l’argent pour défrayer la réelle valeur du camp, puisque les pactes ruraux n’existent plus, mais M. Allard a accepté une offre moindre du Club des 3 raquettes. Voilà pourquoi il porte le nom de Camp Bleu Allard, en guise de remerciement.

On voit le tout premier Camp Bleu, découvert par hasard par des membres du Club des 3 raquettes.

Le gazebo

La construction du gazebo (belvédère) est l’exemple le plus éloquent de travail de bénévoles, à bout de bras. L’organisme La Ruche avait préparé la structure du gazebo de 12 par 12 pieds fait de bois de cèdre et entièrement vitré, mais il n’y avait aucun chemin permettant de le rendre à l’endroit où on voulait l’installer. Tous les panneaux ont été assemblés derrière les locaux de la Ruche, sur le boulevard Ducharme. «Avec Roger Bolduc, nous l’avons démontée, numéroté les panneaux, pour prendre tous ces morceaux, les amener au chalet de ski. Nous avons fait un appel à tous pour réussir à installer ça au cap pointu», se remémore M. Philibert.

Tout a été monté «à bras» et la réponse a été plus que satisfaisante. Des enfants se sont même manifestés pour apporter du revêtement papier brique pour la couverture. «On défaisait les paquets et les enfants partaient avec 4-5 feuilles et venaient nous amener ça en haut».

C’est grâce à une subvention du Pacte rural et à l’implication de bénévoles que le projet de 10 000$ a pu être réalisé; 75% du coût total provient du Pacte rural, tandis que la différence provient des fonds du club et du bénévolat des gens.

Le refuge

C’est avec l’aide de Luc Tremblay, de la Croche, que le Refuge sur la montagne, un camp de 165×16 en rois rond, a pu être construit. Le club disposait d’une enveloppe de 10 000 $ accordée par le pacte rural, et avait en main une soumission d’une entreprise de Rivière-du-Loup. On souhaitait toutefois faire affaire avec un constructeur local. «Il nous a fait un refuge beaucoup plus beau que notre projet initial», n’a pas manqué de souligner M. Philibert. Encore là, il a fallu user d’imagination en dégageant un sentier de 1,2 km, à partir du chemin Morissette, pour permettre à un véhicule tout terrain d’y amener toutes les composantes. Un système de numéros a permis à une armée de bénévoles de reconstituer le camp qui avait été prémonté sur le terrain de M. Tremblay.

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6 tonnelles

Les 6 tonnelles, portes d’entrée des sentiers, constituent aujourd’hui l’identification visuelle du groupe de raquetteurs. On en retrouve trois dans le secteur du centre de ski et trois autres de l’autre côté de la montagne, sur la voie de contournement. En plus de créer un sentiment d’appartenance, ils ont donné une identification très importante des sentiers, leur donnant accès par une porte d’entrée. «Nos sentiers sont devenus praticables à l’année. On ne peut plus juste parler de sentiers de raquettes, mais aussi de sentiers pédestres», indique le président du club. Des passerelles ont été installées pour faciliter le passage des marcheurs.

De l’avis de Claude Philibert, rien de tout cela ne se serait réalisé sans l’appui inconditionnel des bénévoles qui répondent présents à chaque nouveau projet. Le club leur est d’ailleurs très reconnaissant. Le club a d’ailleurs été en nomination au Gala sport hommage 2017, dans la catégorie «bénévoles ou  équipe de bénévoles par excellence». Une vingtaine de bénévoles voit à l’entretien annuel des sentiers (nettoyage, élagage, construction de passerelles et bois de chauffage) et les infrastructures. Les bénévoles ont également reçu dans le passé un prix Volare pour leur implication aux bonnes habitudes de vie dans la région.

On espère réaliser un nouveau projet de refuge en haut d’une falaise, près de la voie de contournement. On retrouve des tonnelles du club tout près.

Le club atteint 900 membres, un record cette année.

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