Reconnaissance royale pour Laurianne Petiquay

LA TUQUE. La directrice générale du Centre d’amitié autochtone Capetciwotakanik de La Tuque, Laurianne Petiquay, fait partie des récipiendaires de la Médaille du couronnement du roi Charles III.

Elle a reçu cette distinction pour son engagement en faveur des autochtones en milieu urbain.

 » Je ne savais pas que ma candidature avait été soumise, confie Laurianne Petiquay. Tout est confidentiel. C’est un jeune éclaireur de la région, Stephen Beaulieu, qui a proposé mon nom. « 

Fière de ses réalisations, elle voit dans cette distinction une confirmation de l’impact de son travail et de celui de son équipe.  » Quand on reçoit une distinction comme celle-ci, c’est qu’on rayonne… Ce qu’on fait a un impact pour la transformation sociale des autochtones. C’est une reconnaissance personnelle, mais surtout une reconnaissance extérieure « , souligne-t-elle en souriant.

Attribuée sur recommandation anonyme, la médaille récompense les citoyens ayant contribué de manière significative à leur communauté ou au Canada.

Un parcours marqué par l’engagement

En poste depuis sept ans à la direction du Centre d’amitié autochtone Capetciwotakanik de La Tuque, Laurianne Petiquay œuvre pour le bien-être des autochtones en milieu urbain.  » La mission du centre est d’améliorer les conditions de vie des peuples autochtones à La Tuque. Nous existons depuis 50 ans et avons beaucoup évolué. Mon engagement fait rayonner notre milieu, et je pense que c’est pour cela que j’ai été choisi « , explique-t-elle.

Son influence dépasse la ville: vice-présidente du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec et présidente du Centre Walgwan en Gaspésie, elle est une figure clé du mouvement autochtone urbain.

Une reconnaissance collective

Pour Laurianne Petiquay, cette médaille reflète avant tout le travail d’une équipe.  » Je ne le fais pas tout seule. Nous avons une belle équipe, et cette reconnaissance montre que ce que nous faisons a du sens pour la population « , souligne-t-elle.

Elle espère que cette distinction contribuera à mieux faire rayonner les enjeux autochtones en ville.  » Ce n’est pas une médaille qui m’appartient seule, mais une reconnaissance collective pour notre communauté, notre équipe et nos familles. « 

Son engagement a déjà été salué par la Médaille des Premiers Peuples du lieutenant-gouverneur en 2023 et un prix de reconnaissance jeunesse en 2018. La mobilisation des jeunes demeure au cœur de ses priorités.  » S’occuper des jeunes, c’est aussi soutenir les familles, la transmission des savoirs, l’entrepreneuriat et l’éducation. Quand on bâtit autour d’eux, on bâtit l’avenir « , affirme-t-elle.

Elle insiste sur l’importance du travail collectif derrière ces distinctions.  » Je me suis toujours dit: ‘Je reçois un prix, mais ce n’est pas juste pour moi.’ Il faut une équipe, un leadership et des gens qui croient en ce que l’on fait « , observe-t-elle.

Un engagement culturel

Laurianne Petiquay œuvre pour une meilleure inclusion des autochtones en milieu urbain.  » Ce n’est pas facile de vivre en ville quand on est autochtone. Notre culture et notre langue ne sont pas dominantes, ce qui menace notre identité « , souligne-t-elle. Pour elle, la transmission des savoirs est essentielle à la préservation des traditions.

Alors qu’elle s’apprête à devenir grand-mère, elle reste déterminée à poursuivre son engagement.  » La société évolue, et notre travail doit suivre. Cette médaille est une bonne petite tape dans le dos qui nous motive à continuer. «