Les jeunes de La Tuque rentrent victorieux
LA TUQUE. La nouvelle délégation du Centre d’amitié autochtone de La Tuque a récolté dix médailles lors de sa participation aux Jeux des Premières Nations Québec-Labrador 2025 à Mashteuiatsh.
Mobilisé en quelques semaines seulement, le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) revient de sa participation aux Jeux des Premières Nations Québec-Labrador 2025 avec un bilan des plus encourageants: plus de 29 jeunes y ont pris part et la délégation a décroché dix médailles au total.
Pour Kim Lesage, directrice des opérations du Centre, c’est une grande fierté de voir cette nouvelle génération se distinguer. “C’est vraiment d’amener les jeunes autochtones à participer à des épreuves sportives dans un esprit de fraternité pour découvrir leurs habiletés, leurs racines, leurs cultures et leurs traditions.”
Parmi les performances individuelles, Nathan Petiquay s’est illustré avec une médaille d’argent au 1 km course et une de bronze au 5 km cross-country. Kenaslane Chachai Petiquay a reçu une médaille d’or pour son engagement exemplaire tout au long de l’événement. “C’était pour un jeune qui s’était particulièrement démarqué pendant les Jeux. Il n’avait pas gagné de médaille individuelle, mais avait participé de façon constante à toutes les épreuves”, précise Kim Lesage.
Chez les cadettes féminines, Charlie Rose Fraser a remporté l’or au 5 km cross-country, et deux médailles d’argent ont été récoltées par l’équipe, à la course de canot (2 cadettes) et au triathlon (5 cadettes). La balle-molle a permis aux cadettes de décrocher une médaille de bronze. Du côté cadet masculin, le bronze est revenu à l’équipe du Dek Hockey et Jordan Adams-Moisan a aussi mis la main sur le bronze au 5 km cross-country. Du côté des benjamines féminines, l’équipe a remporté le bronze au relais 4 x 100 m.
La fierté est d’autant plus grande que la participation de la délégation s’est décidée en un mois à peine, mobilisant jeunes, parents et entraîneurs dans une préparation intensive. “On a su, à un mois avant l’événement, qu’on pouvait participer. On s’est mobilisés, on a fait des entraînements quand même très… oui, intensifs, pendant un mois pour arriver à être prêts et avoir des équipes fortes”, souligne Kim Lesage.
Cette édition marque un tournant pour le Centre, qui a saisi l’occasion d’inscrire une équipe en regroupant des jeunes autochtones vivant en milieu urbain. “Avant, je pense que ce n’était pas possible pour les jeunes en milieu urbain de participer. De pouvoir inclure les centres d’amitié, ça crée vraiment une belle possibilité, une belle opportunité pour nos jeunes de participer et de se reconnecter à leur culture”, ajoute-t-elle.
Pour célébrer cette première expérience depuis le changement de nom de l’événement, le Centre a tenu à souligner l’implication des jeunes dès leur retour. “Vendredi, on a fait une soirée d’accueil pour les accueillir à la maison. À leur retour, quand ils sont arrivés, il était peut-être dix heures. Puis on leur a fait une belle banderole d’accueil avec tous les gens pour les féliciter de leur persévérance et de leurs belles participations.”
Fiers de ce coup d’envoi réussi, les responsables du CAALT prévoient déjà la prochaine édition des Jeux dans deux ans, avec une structure d’entraînement encore plus solide. “On est extrêmement fiers de nos jeunes, et nos jeunes peuvent être fiers d’eux aussi. Ils ont eu un très, très beau comportement là-bas. Ils ont fait preuve de beaucoup, beaucoup, beaucoup de persévérance. C’est sûr que dans deux ans, on va être encore présents, puis on va être encore plus structurés dans nos entraînements”, conclut Kim Lesage.


