Jean Dénommé plaide coupable sur 16 chefs d’accusations

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt
Jean Dénommé plaide coupable sur 16 chefs d’accusations
Jean Dénommé. (Photo L'ÉCHO archives)

Le dossier judiciaire concernant Jean Dénommé suivait son cours mercredi au palais de justice de La Tuque concernant des agressions sexuelles sur des personnes mineures. Dénommé a plaidé coupable à 16 des 27 chefs d’accusations. Un rapport présentenciel a été exigé ainsi qu’une expertise sexologique de l’individu. Les parties devront revenir en cour le 10 mars prochain, mais il serait étonnant à ce moment de connaître sa sentence puisque Dénommé n’aura pas terminé une thérapie déjà entamée.

L’individu a plaidé coupable sur des chefs d’accusations d’agression sexuelle et d’attentat à la pudeur, et ce, concernant 12 différentes victimes. Les faits reprochés se sont produits entre 1967 et 2008.

Dénommé a reconnu s’être fait masturber par différentes victimes à plusieurs reprises, d’avoir incité des victimes à des attouchements et d’attentat à la pudeur. Certaines victimes se seraient faites agressées jusqu’à une cinquantaine de fois.

Quant aux autres chefs d’accusations, cinq ont été rayés par manque de preuve, et six autres chefs ont été retirés par un arrêt de procédure.

La peine maximale pour une agression sexuelle est de 10 ans, et les peines ne peuvent être cumulées.

Le rapport présentenciel devrait être prêt pour le 10 mars, toutefois, l’avocat de la défense, Me Sébastien Talbot, désire obtenir les résultats de la thérapie de Dénommé. Cette thérapie ne sera pas complétée pour cette date. Donc, nous devrons attendre une autre date afin de connaître la sentence. «La thérapie mérite d’être complétée, a indiqué la juge Guylaine Tremblay. Comme les événements ne sont pas récents, il n’est pas nécessaire que l’individu demeure détenu.» «Certaines victimes n’ont pas voulu porter plainte, c’est pourquoi certains chefs d’accusations sont tombés comme la preuve n’était pas suffisante, explique le procureur de la couronne, Me Sébastien Émond. Un arrêt de procédure survient lorsque la personne plaide coupable à un chef d’accusation qui est plus grave. Des témoins seront entendus avant le prononcé de la sentence.»

Rappelons que les enquêteurs de la Sûreté du Québec du poste de La Tuque, ont procédé le 26 juin 2008, à l’arrestation de Jean Dénommé, 61 ans, à Laval, relativement à des gestes à caractères sexuels portés à l’endroit de jeunes adolescents entre 1967 et avril 2008.

L’enquête policière qui a débuté en avril 2008, a permis aux policiers de mettre à jour d’autres événements similaires qui seraient tous survenus à La Tuque, au moment où y demeurait l’individu.

L’individu a comparu le 19 août 2008 au palais de justice de Montréal sous des accusations d’agressions sexuelles, attouchements sexuels, incitation à des gestes sexuels, attentat à la pudeur, obtention de faveurs sexuelles moyennant rétribution.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires