Meurtre à La Tuque: un polar enraciné dans la Mauricie
LIVRE. L’auteur latuquois d’adoption Romuald Bézard publie Meurtre à La Tuque, un recueil de trois nouvelles policières situées au cœur de la Mauricie, où l’inspecteur Jean-Paul Rivard tente de résoudre des enquêtes ancrées dans les paysages et l’histoire de la région.
Passionné d’histoire, de mystères et d’énigmes anciennes, Romuald Bézard poursuit son exploration de la frontière entre réalité et fiction avec Meurtre à La Tuque, un recueil de trois nouvelles policières ancrées dans des lieux familiers de la region. Installé à La Tuque depuis quelques années, l’auteur souhaitait créer un polar, un roman policier, qui permet aux lecteurs de revisiter leur territoire. “Je me suis dit que ce serait intéressant d’avoir une histoire plus locale, un policier qui tournerait dans les alentours de la ville de La Tuque. Ça nous permettrait de visiter ou de revisiter différents endroits”, explique-t-il.
L’idée de départ est née au Parc des Chutes, devant la tour d’observation. M. Bézard y a imaginé le premier meurtre, point de départ d’une intrigue qui mène l’enquêteur et le lecteur à travers la ville et ses environs. “Quand on arrive à La Tuque, on ne peut pas s’empêcher de voir la tour. Je me suis dit qu’il pourrait y avoir de quoi. C’est là que l’idée est partie.”
Les trois nouvelles du tome 1 plongent ainsi les lecteurs dans des atmosphères variées. Crimes mystérieux, disparition d’objets insolites, enlèvement: les intrigues révèlent une Mauricie où les apparences tranquilles cachent parfois des zones d’ombre. Si l’auteur revendique entièrement la fiction, il demeure attaché à la cohérence locale. “Je ne veux pas dire que c’est exagéré, mais c’est sûr qu’il y a des choses qui ne sont pas tout à fait plausibles. C’est définitivement une fiction, mais je reste dans une ligne de “oui, ce serait plausible”. Et le but du jeu, c’est de faire rêver les gens, de les emmener ailleurs et de leur faire passer un bon moment à suivre l’inspecteur Rivard.”
Le personnage central, l’inspecteur Jean-Paul Rivard, vient de Québec, un choix assumé pour créer un contraste avec les policiers latuquois. “Je voulais un choc climatique et culturel entre les policiers de La Tuque et l’inspecteur québécois qui arrive de la grande ville. Il est un peu bougon au début, puis on voit qu’ils deviennent amis au fur et à mesure des histoires.” Cette dynamique contribue à donner vie à une équipe attachante et à installer une couleur propre au recueil.
Le format court s’est imposé de lui-même. L’auteur dit lire “beaucoup, mais lentement”, et préfère les petites histoires qu’on peut lire en quelques jours. “Je trouvais que c’était un format intéressant pour des gens moins habitués à lire.” L’écriture du tome 1 a ensuite nourri l’inspiration du suivant. “La boîte à idées n’arrêtait pas”, dit-il. Le tome 2 sortira d’ailleurs les 5 et 6 décembre à la librairie ABC, à La Tuque.
L’auteur confie que certaines nouvelles l’ont particulièrement marqué, notamment la deuxième du tome 1, centrée sur un enlèvement et nécessitant d’importantes recherches historiques et territoriales. “J’ai fait voyager l’inspecteur, et j’ai dû me documenter dans le cadre historique des endroits. Quand on a la possibilité d’avoir une véritable histoire, j’essaie vraiment de m’y coller.”
S’il parle de lui comme d’un auteur, M. Bézard préfère le terme “créateur”. “J’aime explorer et toucher à plein de choses. L’écriture en fait partie parce que j’explore, et les gens qui lisent découvrent des choses.” Déjà, trois nouvelles sont prêtes pour un éventuel tome 3.
Meurtre à La Tuque est disponible à la librairie ABC ainsi qu’en ligne. Le tome 2, Chaos à La Tuque, paraîtra au début décembre.
