Les Trois Accords en sac à dos
CULTURE. La tournée de l’album Toujours les vacances des Trois Accords fera escale à La Tuque, le samedi 21 février prochain. La salle Vincent-Spain accueillera le groupe drummondvillois, pour un spectacle inspiré par les voyages initiatiques en sac à dos.
Par ÉMILE HÉROUX / eheroux@icimedias.ca
Chanteur et guitariste du groupe, Simon Proulx a « bien hâte » d’interpréter sur scène les nouvelles chansons de l’album.
« C’est excitant, parce que c’est un nouvel univers. C’est un album qu’on est super heureux de présenter, et qui est, thématiquement, vraiment le fun en spectacle. »
Inspiré par ses périples de jeunesse, Simon Proulx voulait que l’album Toujours les vacances sonne comme s’il avait été fait lors d’en trajet de train en Andalousie. La mise en scène de la tournée reflète cet esprit d’aventure.
« Scénographiquement, le spectacle est très beau. On a une mise en scène en lien avec les thèmes du voyage, de l’exploration, qui sont centraux dans l’album. »
« Dans le fond, l’idée c’est de présenter un peu notre œuvre, de prendre des chansons de toutes nos époques et de les éclairer avec cette lumière-là, avec un nouveau regard », ajoute-t-il.

(Photo : Émilie Chamberland)
Bien qu’habitués aux foules des festivals, les membres du groupe sont également sensibles aux moments intimes des plus petites salles. Pour Simon Proulx, c’est une occasion « d’aller ailleurs ».
« C’est une proximité qui est plaisante à retrouver, qui nous permet vraiment de prendre un moment avec le public, puis vraiment d’aller plus profondément dans l’album, de connecter différemment. »
Un « voyage en backpack »
Toujours les vacances, leur huitième album, est marqué par le son et le ton distinctifs du groupe, mais l’écriture des chansons continue d’amener le public dans des zones inexplorées.
« En terme musical, pour moi, il y avait presque une image de cinéma, de voyage en backpack. »
Simon Proulx cite entre autres Manu Chao comme influence, mais aussi de la musique traditionnelle des Andes, que les membres du groupe ont écouté pour se laisser imprégner de cette culture.
« Il y a des choses qu’on aime, des groupes qu’on découvre, des nouvelles affaires qui nous font triper. Ça nous inspire aussi différemment. Ça fait en sorte que, quand on arrive en studio à chaque trois ou quatre ans, on a d’autres sources d’inspiration qu’on veut mettre de l’avant. »
« Que ce soit perceptible ou pas, ça positionne l’album un peu dans un espace mental, comme une période, si on veut. Je pense que c’est ça qui fait que les gens, en nous écoutant, voient une évolution au fil du temps. »
Se renouveler, un défi ?
Dans le milieu de la musique depuis plus de vingt ans, les Trois Accords ont toujours été identifiés par leurs chansons humoristiques. Une étiquette que Simon Proulx accepte, tout en reconnaissant que le public perçoit de mieux en mieux la profondeur de leur univers.
« Oui, il y a de l’absurde dans ce qu’on fait, mais ça ne veut pas dire que c’est nécessairement toujours drôle ou qu’on se limite à certains thèmes, c’est plus large que ça. »
« Je pense que les gens, au fil du temps, comprennent que notre univers absurde, c’est un lexique, un langage pour explorer des zones plus tendres ou plus touchantes. »
