L’art pour changer le monde

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Par Marie-Eve B. Alarie
L’art pour changer le monde
Richard Grenier, coordonnateur du Réseau In-terre-actif, Javier Escamilla, artiste et médiateur culturel, et Valérie Therrien, directrice générale du Musée POP (Photo : (Photo Marie-Eve Alarie))

Le Musée POP accueille la 8e édition de l’exposition Change le monde, une œuvre à la fois jusqu’au 28 avril.

L’exposition Change le monde une œuvre à la fois porte sur des enjeux sociaux, environnementaux ou mondiaux, spécialement choisis par les créateurs.

Elle met en valeur des œuvres médiatiques conçues par des jeunes provenant d’écoles secondaires, de maisons de jeunes de la région, ainsi que d’adultes impliqués au sein d’organismes communautaires.

À Trois-Rivières, les écoles secondaires des Pionniers et Chavigny, l’Académie les Estacades, le Séminaire St-Joseph, Piliers Verts, ainsi que la Maison Coup de pouce participent à l’exposition. Les écoles secondaires Champagnat (La Tuque) et La Découverte (Saint-Léonard-d’Aston), de même que le Collège Notre-Dame-de-l’Assomption (Nicolet), la Maison des jeunes La Forteresse de Sainte-Angèle-de-Laval (Bécancour) et les Impatients (Shawinigan) ont aussi embarqué dans le projet cette année.

Ce projet a permis aux participants de s’exprimer et de prendre conscience du pouvoir de l’art pour transformer la société.

Plusieurs enjeux différents les ont particulièrement inspirés, dont la pollution des océans, la corruption, la pression sociale reliée à l’apparence, la maltraitance envers les animaux, la pression scolaire, le trafic humain et le mouvement #metoo.

Durant le processus, les élèves et adultes impliqués au sein d’organismes communautaires ont reçu le soutien de l’artiste et médiateur culturel Javier Escamilla.

«Le cœur du projet réside en l’accompagnement. On prévoit entre six et huit rencontres d’accompagnement par milieu. On les questionne: est-ce que l’art peut changer le monde, qu’est-ce qui vous indigne… L’idée, c’est que les œuvres ne soient pas que basées sur du senti. Il y a aussi un travail de recherche et d’analyse. Les participants ont aussi fait un plan de création. À la fin du processus, c’est l’appréciation des œuvres. Ils parlent des raisons qui les ont poussés à créer leur œuvre devant leur classe», explique Richard Grenier, coordonnateur du Réseau In-terre-actif.

Pour Valérie Therrien, directrice générale du Musée POP, une exposition comme celle-ci enrichit l’expérience des visiteurs de l’institution.

«Ça fait partie de notre mandat de donner une vitrine à ce genre de projet afin de faire avancer la société. Ça fait en sorte que le Musée POP soit un milieu de vie et peut même permettre de lancer des débats, car les sujets choisis sont percutants, peuvent être polarisants et amènent un débat positif», soutient-elle.

Il est possible de réserver une place pour une visite guidée gratuite de l’exposition en contactant le Réseau In-terre-actif ou le Musée POP.

 

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