Formation en gestion de carrière pour les artistes atikamekw

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Par Michel Scarpino
Formation en gestion de carrière pour les artistes atikamekw
Dans l’ordre habituel, on reconnaît le Grand Chef du Conseil de la nation atikamekw, Constant Awashish, le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, l’artiste André Clary, la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif ainsi que la directrice générale par intérim de Culture Mauricie, Catherine Thériault. (Photo : Michel Scarpino)

CULTURE. Culture Mauricie et le Conseil de la Nation Atikamekw offrent une formation de deux jours en gestion de carrière à une douzaine d’artistes atikamekw de La Tuque, Manawan, Opitciwan et Wemotaci.

Présenté au centre Sakihikan, l’événement «On se rencontre» prévoit des formations et des ateliers offerts aux artistes Atikamekw par des intervenants artistiques des Premières Nations. De plus, les participants pourront bénéficier d’un coaching personnalisé à distance.

Les artistes formateurs, Jacques Newashish, artiste multidisciplinaire, Guy Sioui Durand, sociologue de l’art, et Shauit, auteur-compositeur-interprète, partageront avec les participants leur parcours artistique et les défis qu’ils ont surmontés. Les participants iront chercher des notions importantes relatives aux réalités du marché, les réseaux de diffusion, l’autogestion, la gestion du temps et des revenus, de même que les stratégies de promotion et les sources de financement.

« Il s’agit d’une première formation organisée par Culture Mauricie pour les artistes atikamekw de la région et nous en sommes très fiers. C’est une occasion unique d’outiller ces artistes de la relève afin qu’ils soient en mesure de gérer et de propulser leur carrière », souligne Sandie Letendre, présidente de Culture Mauricie.

Pour le Grand chef du Conseil de la nation Atikamekw, Constant Awashish, le fait de travailler avec Culture Mauricie est un élément fort important, puisqu’il contribue à construire des ponts et fait tomber des barrières. «C’est de l’art, mais c’est également un travail. L’art, c’est le langage de l’âme, du peuple. C’est important, en tant qu’atikamekw, de faire connaître notre culture, de la faire apprécier, à travers la peinture, les chants, la sculpture. L’important, c’est de faire connaître notre vision, notre façon de voir les choses», dit M. Awashish. Ce dernier ne cache pas qu’une des missions du centre Sakihikan est justement de faire la promotion de l’art atikamekw.

«Pour une allochtone, votre langue est une musique à mes oreilles», a lancé d’entrée de jeu la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif. «C’est toujours un honneur de soutenir des activités pour lesquelles on sait qu’il va y avoir une portée», a-t-elle poursuivi.

«Les arts, en général, favorisent un rapprochement entre les cultures. Les artistes partagent passionnément leur identité et suscitent l’envie de mieux les connaître, de découvrir leurs origines, leur langue et leur culture. Les artistes sont des diffuseurs de fierté! J’espère que l’événement contribuera à l’éclosion de nouveaux talents autochtones et à leur rayonnement», a mentionné Sylvie D’Amours, ministre responsable des Affaires autochtones.

La première journée de formation s’est terminée par un cocktail dînatoire où les artistes ont présenté leurs œuvres. La deuxième journée de formation se poursuit sous forme de coaching individualisé avec plusieurs intervenants, parmi lesquels le Conseil des arts et lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, le Centre d’amitié autochtone de La Tuque, la Ville de La Tuque, le Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières, Culture Trois-Rivières et le Musée POP.

Services Québec, avec le soutien du Secrétariat aux affaires autochtones du Gouvernement du Québec ainsi que Ville de La Tuque ont permis à la réalisation de cette activité de formation.

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