Camil LeSieur montre la Chine aux Latuquois

Camil LeSieur montre la Chine aux Latuquois

Camil LeSieur, son ami Gaston Croisetière et son frère Alain LeSieur, également photographe de presse.

Crédit photo : Michel Scarpino

PHOTO. Le journaliste-photographe Latuquois Camil LeSieur présentera son exposition de photos «Au pays du milieu ZHONGGUO», jusqu’au 10 novembre au Complexe culturel Félix-Leclerc.

M. LeSieur a connu une carrière exceptionnelle auprès d’organes de presse réputés tels le Journal de Québec et de Montréal, le Toronto Sun, Quebecor Média, France Presse, United Press International, Reuters, l’Agence de Presse Hongroise et Time Seoul.

Il a quitté La Tuque à l’âge de 18 ans, mais s’est toujours fait un devoir d’y revenir pour voir ses parents. Ses photos ont fait le tour du monde.

Alors qu’il discute avec son ami, le latuquois Gaston Croisetière, il lui explique qu’il fera le transit Shanghai-Montréal, en présentant une exposition de ses photos à la Havane.

M. Croisetière lui propose de présenter une exposition à La Tuque, ce que M. Lesieur accepte avec empressement. Ses photos grand format sont encadrées pour les fins de l’exposition.

«C’est une quarantaine de photos, prises sur une sélection de 50 000 photos. J’ai fait au moins 100 000 km en Chine depuis que je suis là, j’ai visité une vingtaine de grosses villes chinoises, des campagnes, des provinces. J’ai fait une sélection serrée de photos», indiquait M. LeSieur à l’Écho de La Tuque.

Expositions

Le photographe de presse a effectué sa première exposition portant sur la Chine en 2015 au collège Dawson de Montréal, dirigé par le Latuquois Richard Filion, fils de l’ancien maire Lucien Filion. «C’est la meilleure institution d’enseignement de la photographie au Canada», considère-t-il. Il voyait là une excellente assise pour avoir un «feedback» sur ses œuvres. Il avait reçu d’excellents commentaires suite à cette exposition.

Tronçon de la Grande Muraille situé à 400 kilomètres au nord de la capitale Beijing (Pékin). Ce tronçon mesure près de 10 kilomètres et possède 12 tourelles forteresses. En 2015, le gouvernement Chinois a fermé cette partie de la Grande Muraille pour des raisons de sécurité.

Une de ses grandes fiertés professionnelles aura été le moment où il a été choisi comme photographe attitré, pour le service de Presse de la Maison-Blanche, lors de la visite du président Ronald Reagan, en 1985.

Photographe engagé, Camil LeSieur a assuré la couverture politique du premier gouvernement du Parti Québécois sous René Lévesque. Il a aussi assuré la réalisation photographique de la page couverture du livre « À visage découvert » de Lucien Bouchard et participé activement au contenu photographique du livre sur Félix Leclerc de l’écrivain Marcel Brouillard. Également, on apprenait que les Archives nationales du Québec ont fait l’acquisition de ses 145 000 photographies pour la mise en valeur du patrimoine québécois.

La Chine depuis toujours

Tout jeune, Camil LeSieur rêvait à la Chine. C’est une curiosité de longue date qui l’a amené à s’établir en Chine il y a quelques années.

Adolescent, il a présidé le conseil étudiant de l’école Champagnat. «Ça s’appelait le pouvoir rouge, rigole-t-il. C’est un peu chinois. C’est drôle parce que j’ai aussi joué le rôle d’un chinois dans une pièce de théâtre à Champagnat».

Avec sa conjointe Ping, Camil LeSieur continue de sillonner l’Asie et d’autres continents pour photographier le monde. On le devine très passionné : «Dans toute ma carrière de presse, j’ai réalisé que les gens avaient été mal informés. Quand je suis débarqué en Chine, j’ai réalisé que l’image qu’on nous a servie pendant les 35 ans que j’ai été dans les médias, était un pays pauvre, misérable, sous la dictature, féroce. Le côté noir de la Chine était toujours à la Une des médias occidentaux. Quand je suis débarqué en Chine, j’ai découvert une nation extraordinaire, des villes modernes, des gens courtois», note celui qui a, dès lors, voulu dévoiler le vrai visage de la Chine. Aussi, son exposition montrera la vie des Chinois. On verra des gens, dans les villes, les campagnes.

Travailleurs, les Chinois sont des gens ordonnés, a-t-il aussi remarqué.

Après l’exposition de La Tuque, Camil LeSieur s’envolera de nouveau pour une autre exposition de ses oeuvres à Cuba.

Il apprécie beaucoup revenir à La Tuque. «Je trouve ça fantastique. La ville change et elle s’embellit (…) Ça me fait toujours plaisir de revenir».

Ils étaient d’ailleurs une centaine à s’être rendus admirer la quarantaine de photos exposées dans la salle Hydro-Québec du Complexe culturel Félix-Leclerc, au cours d’un vernissage qui a aussi pris des allures d’une soirée de retrouvailles pour plusieurs d’entre eux.

On dit qu’on est photographe de presse, car notre image doit être franche, elle ne doit être retouchée d’aucune façon et elle doit rencontrer l’information qu’on veut livrer.

Camil LeSieur

 

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