Biblioparc: un espace collectif à s’approprier
LA TUQUE. Un an après son inauguration au parc Saint-Eugène, le biblioparc de La Tuque trouve doucement sa place comme espace de détente et de création malgré quelques défis.
Inauguré en août 2024 grâce au budget Citoyens en action, le biblioparc situé derrière la bibliothèque Annie-St-Arneault est né d’une idée proposée par Kathleen Bérubé pour offrir une aire de tranquillité au centre-ville. L’endroit combine mobilier urbain, accès Wi-Fi, coin lecture, art urbain et même un jardin comestible.
Depuis son ouverture, l’espace est fréquenté, même s’il est difficile de mesurer la participation de façon précise. “Au niveau de la fréquentation, c’est difficile de savoir le nombre exact. Mais je peux dire qu’il y a toujours des gens qui sont assis là. Je pense qu’à ce niveau-là, on peut dire que c’est un succès”, résume Geneviève Élie, superviseure au Service du loisir, culture et communautaire de Ville de La Tuque.
Le mur d’art urbain installé sur le site a permis aux citoyens de s’approprier l’espace de façon créative. “L’idée, c’est vraiment d’égayer un peu l’endroit en laissant les jeunes et les moins jeunes faire des graffitis sur les murs”, indique Mme Élie.
Pour encadrer cette dimension artistique, une activité d’art urbain sera organisée à la fin juillet avec les jeunes du camp de jour et l’artiste latuquoise Laurie Parent, mieux connue sous le nom de Laupa. “On va faire vraiment une activité d’art urbain sur les murs du biblioparc avec les jeunes du camp de jour. C’est pour donner de la couleur, puis pour montrer aux gens c’est quoi vraiment l’art urbain. Parce que l’art urbain, oui, ça peut être du graffiti, mais il faut quand même que ce soit beau”, explique-t-elle.
Financé grâce à une enveloppe unique de 100 000$ allouée au budget Citoyens en action, le biblioparc est le dernier des trois projets réalisés par la Ville dans le cadre de cette démarche participative. Pour l’instant, aucun nouveau projet du même genre n’est prévu. “Il n’y a pas de budget Citoyens en action qui est présentement lancé au niveau de Ville de La Tuque”, précise Geneviève Élie.
Elle rappelle aussi que malgré les actes de vandalisme, le biblioparc reste un espace ouvert sans programmation fixe où, jeunes, adultes et familles peuvent venir se détendre et utiliser librement. “Bien qu’il n’y ait pas nécessairement d’activité proprement dite prévue dans ce parc là, ça reste un lieu de passage, un lieu de repos.”
La Ville espère que les citoyens continueront de s’approprier cet espace collectif au fil des saisons.
