Un service de transport collectif vers les Galeries
LA TUQUE. Un nouveau service hebdomadaire de transport collectif vers les Galeries La Tuque entrera en fonction le 10 avril prochain, afin de faciliter l’accès aux commerces pour les citoyens sans véhicule et soutenir l’achat local.
PAR FATOUMATA DAPA/ fdapa@icimedias.ca
Ce nouveau circuit, mis en place par la Ville de La Tuque en collaboration avec la Corporation de Transport Adapté et Collectif du Haut-Saint-Maurice (CTACHSM), sera offert tous les vendredis avec deux allers-retours par jour. Les arrivées aux Galeries sont prévues à 9h15 et 13h15, suivies des départs à 10h45 et 14h45. Le transport pourra effectuer des cueillettes à domicile ou à partir de points de rassemblement, selon les inscriptions. Le tarif a été fixé à 3,50$ pour les membres du transport collectif et à 3$ pour les membres du transport adapté, avec réservation obligatoire au plus tard le jeudi matin avant 11h.
Cette initiative découle de demandes exprimées par plusieurs organismes communautaires souhaitant améliorer l’accès aux commerces pour certaines clientèles, notamment les personnes à faible revenu, les étudiants et les aînés. Le maire de La Tuque, Pierre Pacarar, souligne que ce projet s’inscrit dans une volonté d’offrir des services adaptés aux besoins exprimés sur le terrain.
“Depuis son élection, notre conseil municipal a rencontré plusieurs organismes de l’agglomération. En plus de découvrir tous ce qu’ils font, nous avons eu de belles discussions sur la façon dont nous pouvons aider à offrir plus de services utiles à la population. La notion du transport collectif est souvent revenue dans nos discussions, notamment l’accès aux Galeries La Tuque, pour ceux qui n’ont pas de voiture et ceux qui vivent avec un budget serré, ce qui limite leurs déplacements. Merci à nos précieux partenaires de la CTACHSM qui ont fait preuve de beaucoup d’ouverture et qui ont trouvé des solutions avec nous pour répondre à ce besoin. C’est ce qui nous permet d’annoncer aujourd’hui le lancement de ce nouveau service à compter du 10 avril. Nous sommes très fiers de ce beau projet qui selon nous va favoriser l’achat local et répondre à un besoin.”
Selon la directrice générale de la CTACHSM, Caroline Blais, la mise en place de ce service repose sur une collaboration étroite avec les acteurs du milieu communautaire.
“Ce service est le fruit d’une collaboration avec les organismes communautaires de notre milieu, qui ont identifié un besoin important en matière de transports. Nous sommes heureux de lancer aujourd’hui ce service abordable et conçu pour faciliter les déplacements, en plus de renforcer l’accès aux ressources de notre communauté.”
Ce projet s’inscrit également dans une réflexion amorcée depuis plusieurs années autour du développement du transport collectif local. Le maire rappelle que différentes études avaient déjà été réalisées afin d’évaluer la possibilité d’implanter des circuits urbains adaptés à la réalité du territoire.
“On s’est mis à rêver. Et durant ma campagne, j’en ai parlé. Je me suis dit, ça serait bien, ça pourrait permettre de dynamiser notre milieu. Puis, ce que j’ai senti de la population, c’est qu’il y a un certain consensus qu’ il y aurait des choses qu’on pourrait sûrement ajouter, que ce serait bien”, note M. Pacarar
L’administration municipale considère ce nouveau circuit comme un projet pilote qui permettra d’évaluer l’intérêt de la population avant d’envisager d’autres initiatives semblables.
“Ce que j’espère, c’est que ça va faire des petits, qu’on va être capable de dire, OK, on a fait une implantation d’un projet pilote. Est-ce qu’on peut penser à un deuxième? Qu’est-ce qui serait haut dans la liste qu’on pourrait faire? Puis tranquillement, voir jusqu’où va l’intérêt de la population. Pas de leur imposer, mais d’amener des choses qu’on verrait par la réponse des gens, si ça comble le besoin ou non”, explique-t-il.
Dans un contexte où les coûts liés au transport demeurent élevés et où le financement gouvernemental demeure incertain, la municipalité indique devoir ajuster ses projets à ses capacités financières.
“Le gouvernement de sa main gauche nous dit de travailler les municipalités sur ce sujet. Mais de l’autre côté, on vous coupe les vivres. Donc, au niveau financier, on est incapable de vous appuyer dans vos démarches”, affirme le maire. Il précise que les projets doivent être adaptés aux ressources disponibles, ajoutant que “les rêves qu’on peut avoir, il faut les ramener à la mesure de ce qu’on peut payer, sachant que Québec ne sera pas là pour nous appuyer comme on espérait.”
La Ville a déjà dû ajuster certains services pour contenir les coûts, notamment en réduisant le transport interurbain à six jours par semaine. Le nouveau circuit vers les Galeries s’inscrit ainsi dans une approche progressive. “On aurait aimé mettre un projet pilote d’envergure. On en fait un tout petit par rapport à notre capacité financière. Un petit train va loin.”
Malgré ces contraintes, la Ville souhaite poursuivre le développement graduel du transport collectif en fonction des besoins du milieu. “Ce qu’on vit présentement, ici, localement, puis au niveau national, les difficultés, etc., je pense qu’il faut être optimiste. Dans un an, les choses vont s’être améliorées, j’en suis convaincu”, conclut Pierre Pacarar.
