Prévenir plutôt que sauver
RÉGION. La Société de sauvetage du Québec a lancé lundi après-midi, à la piscine du Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) de l’Université du Québec à Trois-Rivières, la 20e édition de la Brigade Splash. Sous le thème Le meilleur sauvetage, c’est celui qu’on évite, la tournée estivale mise sur la prévention afin de réduire les risques de noyade partout au Québec.
PAR FATOUMATA DAPA/ fdapa@icimedias.ca
Portée par la Société de sauvetage et ses partenaires (ministère du Travail, RBQ, Aquam, All Tides et Canadian Tire), cette nouvelle édition cible les baigneurs, les sauveteurs et les gestionnaires d’installations aquatiques. Lancée à Trois-Rivières, l’initiative rappelle que la sécurité aquatique repose sur une responsabilité partagée entre les gestionnaires, les surveillants, les parents et les usagers.
Le ministre du Travail et ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet, a souligné l’importance de maintenir cet engagement année après année.
“C’est important de se rappeler que la sécurité aquatique nous permet d’éviter des noyades, et ça passe par la prévention. Aujourd’hui, je suis très heureux de souligner la 20e année de la Brigade Splash, qui accomplit un travail essentiel pour sensibiliser les Québécoises et les Québécois de toutes les régions à la vigilance nécessaire près des plans d’eau”, a-t-il indiqué, rappelant le rôle des sauveteurs qui parcourront le territoire québécois durant l’été afin d’informer la population.
Le ministre a également insisté sur l’importance de reconnaître les risques pour mieux les prévenir. “Les exploitants doivent offrir un environnement sécuritaire, les parents assurer une surveillance constante des enfants et les baigneurs se rappeler qu’il y a toujours des risques. Il faut les identifier si on veut les contrôler et les éliminer. La sécurité près de l’eau repose sur des gestes simples et des comportements responsables. Aucune perte n’est acceptable, et chaque vie mérite d’être protégée.”
Selon lui, les efforts de prévention produisent déjà des résultats. “Dans les dernières années, c’est à peu près 60 noyades par année. Avant, c’était 85, puis ça a déjà été 200 noyades en moyenne par année alors que la population était beaucoup plus faible qu’aujourd’hui.”
Le directeur général de la Société de sauvetage – division du Québec, Raynald Hawkins, a rappelé que moins de 1 % des noyades surviennent dans des milieux supervisés.
“Cette statistique témoigne de l’importance du rôle des surveillants-sauveteurs, mais également de celui des gestionnaires qui veillent à offrir des installations conformes et sécuritaires pour tous”, a-t-il affirmé.


La Brigade Splash élargira d’ailleurs son champ d’action cette année afin d’atteindre davantage d’installations.
“On s’est donné l’objectif d’en atteindre 900 pour les trois prochaines années”, a expliqué M. Hawkins, précisant que les interventions ne se limiteront plus à la période estivale, mais incluront aussi les installations intérieures durant les saisons automnale et hivernale.
Les brigadiers offriront des formations spécialisées aux sauveteurs, évalueront les installations aquatiques et mèneront des activités éducatives auprès des citoyens et des jeunes fréquentant les camps de jour.
Responsable de la Brigade Splash, Marc-Antoine Côté a rappelé que le choix du lieu de baignade demeure un facteur déterminant.
“Les plans d’eau supervisés sont super sécuritaires, donc je les invite vraiment à aller où il y a des sauveteurs qualifiés”, a-t-il lancé.
Cet été, la Brigade Splash prévoit effectuer environ 150 visites dans différentes installations à travers le Québec.


