Groupe d’entraide Facile d’accès: maintenir le contact

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Par Michel Scarpino
Groupe d’entraide Facile d’accès: maintenir le contact
Martin Caron, directrice du groupe d’entraide Facile d’accès, et Lyne Hardy, animatrice. (Photo : Michel Scarpino)

COMMUNAUTÉ. Intervenant de premier ordre en santé mentale en Haute-Mauricie, le groupe d’entraide Facile d’accès a poursuivi sa mission au cours des mois de la pandémie de la COVID-19.

Par ses interventions soutenues, l’organisme est parvenu à maintenir le lien avec ses usagers, en dépit de contraintes qui exigeaient des façons de faire différentes pour diminuer les risques et beaucoup de résilience.

Pour la directrice, Martin Caron, pas question de diminuer l’aide aux personnes qui ont besoin.

En mars, l’an dernier, il a été décidé de continuer d’offrir les services. «Le conseil d’administration avait à cœur que ça reste ouvert malgré tout», note Mme Caron.

Ainsi, deux à trois fois par semaine, l’équipe du groupe d’entraide Facile d’accès effectue des appels téléphoniques auprès de la clientèle afin de s’assurer que tout va bien et lui offre de l’aide, s’il y a lieu. Le personnel a télétravaillé.

«La priorité pour l’instant est de voir que tout le monde va bien»

– Martine Caron

Le fait que davantage de cas de la COVID-19 ont été signalés à La Tuque a créé de l’anxiété, un facteur qu’il a fallu contrer. Par contre, si elle ne fait pas remarquer de problématique particulière liée à la pandémie, c’est parce qu’on a su maintenir le contact avec les usagers.

Les horaires ont été adaptés afin d’offrir quand même les services. «On donne entre 10 et 12 heures de plus par semaine», relate Mme Caron.

On ne veut jamais fermer la porte à une personne qui a besoin de parler à un intervenant. Des gens s’y rendent tous les jours. «J’ai proposé des heures, le matin, pour une personne qui veut être toute seule. On offre cette opportunité-là. Dans l’après-midi, ils peuvent être deux ou trois. On ne peut pas être plus de cinq dans la maison», raconte Mme Caron. Il a fallu réadapter l’ameublement de la maison pour permettre la distanciation de deux mètres entre chaque personne.

«Pendant la période où on a dû rester fermé, on en a profité pour repeindre le devant de la maison, ça l’a rendue encore plus accueillante […] On a dépensé de l’argent, mais on le souhaitait, car on voulait que notre clientèle puisse revenir. Ils ont besoin d’écoute, ils ont besoin de jaser.»

Alors que le confinement amène davantage les gens à demeurer chez soi, le groupe d’entraide Facile d’accès a accueilli de nouveaux membres au cours des derniers mois, tout en maintenant le lien avec tous les usagers, incluant ceux qui ont effectué un retour à l’école.

Les activités ont été converties. On prend des nouvelles des membres, on envoie des cartes de l’amitié pour la Saint-Valentin ou encore pour l’anniversaire des membres. Une attention qui est appréciée par ceux qui les reçoivent, parce qu’elle démontre que l’organisme pense à eux.

On n’a pas pu faire la campagne de financement cette année. «Mais la priorité pour l’instant est de voir que tout le monde va bien», pense Martine Caron.  Cette bienveillance envers la clientèle l’amène même à passer faire un tour, en dehors des heures d’ouverture, pour prendre les messages téléphoniques des usagers qui auraient peut-être une urgence.

La solitude est certainement vécue par une partie de la clientèle, mais l’apaise, notamment avec une pensée qui est mise en ligne chaque jour sur la page Facebook du groupe.

Il y a la santé mentale, mais la santé physique aussi. Si le physique démontre des signes de fatigue, la santé mentale en écopera, pense la directrice du groupe d’entraide Facile d’accès qui insiste sur l’importance de prendre le temps de relaxer et de faire de la méditation. «Assieds-toi et reviens à toi, à la minute où tu es là, ça va faire du bien. La reconnexion avec soi est importante à tout moment», conclut-elle.

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