Des projets à hauteur d’enfant

Des corridors bondés, des tables couvertes de trouvailles plus surprenantes les unes que les autres et, derrière chacune d’elles, des enfants passionnés, prêts à partager leurs découvertes. Voilà ce que réservait la seconde édition du Salon des projets de l’école alternative La Chrysalide.

Devant de nombreux visiteurs venus parcourir l’école, les élèves ont présenté le fruit de plusieurs mois de travail. Leurs kiosques témoignaient d’une grande diversité d’intérêts, allant des poissons à la mécanique, en passant par le sport, les sciences et les arts.

Chaque projet devait toutefois aller au-delà d’une passion déjà connue. Il devait permettre à l’élève de faire de nouvelles découvertes et d’approfondir un sujet qu’il avait lui-même choisi.

Pour cette seconde édition, l’équipe-école a davantage accompagné les parents afin qu’ils laissent les jeunes orienter leur propre démarche, même lorsque leurs idées les conduisaient en terrain moins familier. Contrairement à l’an dernier, les projets ont principalement pris naissance en classe.

Du temps était prévu à l’horaire pour aider les élèves à déterminer leurs champs d’intérêt, à préciser leur idée et à établir un échéancier. Les parents étaient ensuite invités à découvrir le projet imaginé par leur enfant et à l’accompagner dans sa réalisation.

Tous les élèves, des groupes de 4 ans jusqu’à la 5e année, ont réalisé au moins un projet personnel. Certains en ont même mené deux ou trois. « L’apprentissage par projet, ça part vraiment de là, mais c’est vraiment de développer les qualités de l’enfant puis de lui faire découvrir dans quoi il est bon, qu’est-ce qu’il aime, qu’est-ce qui est plus difficile », explique Marie-Claude Cantin, directrice de l’école alternative La Chrysalide.

Au-delà de la présentation des travaux, le Salon permettait de faire connaître l’approche alternative à la population. Des familles, des grands-parents et des visiteurs provenant d’autres écoles ont ainsi circulé parmi les kiosques.

« On voit le même programme, on a les mêmes apprentissages à faire, on le fait juste d’une manière un peu différente », rappelle Mme Cantin. La forte participation a aussi donné aux élèves une raison supplémentaire d’être fiers de leurs réalisations, alors que l’école envisage déjà une troisième édition.