Défi : intéresser la relève au piégeage

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Par Michel Scarpino
Défi : intéresser la relève au piégeage
Michel Livernoche, président, Guy l’Heureux, trésorier, ainsi que Clermont Ricard, administrateur de l’Association des trappeurs du Haut-St-Maurice. (Photo : Michel Scarpino)

TRAPPAGE.  Une quinzaine d’exposants ont dressé un kiosque dans le but de présenter les nouveautés relatives aux techniques de piégeage, samedi dernier, dans le gymnase de La Tuque High School, à l’invitation de l’Association des trappeurs du Haut-Saint-Maurice. Comme tout domaine, celui du trappage évolue, lui aussi.

Le président de l’Association des trappeurs, Michel Livernoche, souhaite qu’avec des événements comme celui qu’a présenté son groupe, on puisse intéresser la relève encore davantage à des activités comme le trappage et le piégeage.

Il voit la lumière au bout du tunnel, les efforts de son association ne sont pas vains. «Il y en a pas mal plus (de la relève) depuis deux ans», fait-il remarquer. Son groupe ne reste pas les bras croisés à attendre la relève : les bénévoles mettent beaucoup d’efforts à enseigner les techniques de piégeage et de plumage aux jeunes. On se rend partout où ils veulent les rencontrer.

Ce résident de la rive ouest se réjouit de voir que ses enfants vont en forêt, quand ils en ont l’occasion, pour pratiquer le piégeage, au lieu d’être sur les jeux vidéo. Quand on le leur montre, les jeunes font valoir beaucoup d’intérêt pour le piégeage. «Je mets ça au même point que la chasse et la pêche», observe le président.

Le trappage développe le sens de l’orientation, de même que la dextérité : «C’est une bonne école de vie».

Parmi les exposants, Manon Girard, qui produit de belles peintures sur vitres.

Les prix des peaux ayant diminué avec les dernières années, les trappeurs se tournent vers la confection pour valoriser les fourrures de toutes sortes de bêtes : avec, entre autres, des pompons, tuques, manteaux et même des toutous. On récupère tout de l’animal, les griffes, les dents, on fait même des colliers avec les os ! «C’est une autre réalité qui a changé beaucoup», relate M. Livernoche.

Il consacre beaucoup de son temps pour les écoles, pour donner de la formation aux jeunes. Ce n’est pas son travail principal, mais c’est une passion qu’il vit pleinement.

Un kiosque sur la prospection minière était sur place, de même que le peintre animalier Luc Baillargeon et Manon Girard qui fait des peintures sur vitres. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs était également présent.

Suivez Michel Scarpino sur Twitter : @mikscarpino

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