CAPE : nouvelle collection de livres pour les personnes ayant des difficultés à lire

CAPE : nouvelle collection de livres pour les personnes ayant des difficultés à lire

On voit, à l’avant, Keny Lyie Grah, Karine Baril, Éloïse Gagnon, Caroline Ducharme, formatrice, Steve Dénommé; à l’arrière, Christiane Petiquay, Michael Lenseigne, Kristie Lapratte, directrice du CAPE, Valérie Desbiens, Hélène Gauthier, également du CAPE ainsi que Kenny Mark.

Crédit photo : Michel Scarpino

LIRE.  Le Centre d’activités populaires et éducatives (CAPE) vient de lancer un tout nouveau service de prêt de livres adaptés, dans le cadre de son projet «Un livre à ma portée».

Le CAPE a fait l’acquisition d’une collection de 120 livres à l’intention des personnes qui ont des difficultés d’apprentissage qui présente un faible taux de littéracie.

«Les adaptations proposées dans ces livres visent essentiellement à améliorer le sentiment de compétences en littéracie du lecteur et diminuer sa fatigabilité face à l’effort demandé», indique le CAPE. Ainsi, on insistera sur les choix des mots dans les différents ouvrages, des phrases courtes, la présentation des personnages qui favorise la compréhension. Les livres sont écrits avec de gros caractères, et on mise sur des éléments tels une police plus facile pour les personnes dyslexiques, un espace plus grand entre les lignes, le découpage syllabique, pour faciliter la lecture.

Des outils de soutien ont aussi été remis à la disposition des lecteurs. Cela, pour aider à la concentration et à la motivation pour encourager la persévérance et adoucir la découverte du monde littéraire. Ce sont des règles de lecture, des coquilles antibruit, des amplificateurs de voix, une tente où on peut aller lire, un sablier et même un crayon lecteur.

«La plupart des personnes en difficultés de lecture n’ont pas développé de réel plaisir à lire à cause de leurs difficultés qui influencent également la compréhension. En leur offrant une collection de livres «à ma portée», nous souhaitons les initier à un monde littéraire qu’ils croient inaccessible un dissipant tous les petits écueils qui peuvent nuire à la lecture est ainsi développer la confiance dans leurs habiletés. Parfois, il suffit d’avoir les bons outils et de vivre quelques réussites pour développer l’intérêt», mentionne la formatrice en alphabétisation, Caroline Ducharme.

Le projet prévoit également un volet de littérature autochtone. Une collection d’une soixantaine de livres, recommandée par la librairie Hannenorak, présente des volumes d’auteurs des premières nations sous différentes approches. «Elle permettra également de promouvoir et transmettre la culture, l’histoire et les traditions autochtones tout en améliorant la compréhension des enjeux autochtones auprès des allochtones», précise le CAPE. «Un livre à ma portée» a profité du financement d’une mesure pour la lecture de la Table régionale en éducation de la Mauricie.

«Pour aller plus loin dans le projet, grâce à la Fondation Réno-Jouet, on fait le prêt de jeux et de jouets éducatifs. Ça donne l’occasion d’apprendre différemment. Le côté de la motricité à l’intérieur de l’apprentissage est important. On a plus d’une centaine de jeux et jouets éducatifs qui nous sont offerts. La population est invitée également, si elle veut nous faire des dons de jouets, à nous les apporter», poursuit Mme Ducharme. Des notions telles les multiplications, le vocabulaire, le français et la logique peuvent être développées via ces jeux.

Avec une alphathèque, le CAPE dispose d’une gamme d’outils pour jouer un rôle encore plus actif dans la communauté. Cela lui permet d’accompagner et de favoriser l’inclusion et l’éveil des personnes peu scolarisées dans son offre de ressources et d’outils. «Un livre à ma portée».

Les livres sont prêtés gratuitement, mais on demande des frais annuels de 5$, afin d’en assurer la pérennité et le renouvellement des volumes. À partir du lundi 3 décembre, le service sera offert aux heures d’ouverture du CAPE, soit du lundi au jeudi de 9h à 16h.

 

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