Autre année achalandée pour l’Oeuvre de la soupe

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Par Michel Scarpino
Autre année achalandée pour l’Oeuvre de la soupe
Roger Jeffrey

L’Oeuvre de la soupe vient de terminer son année 2018-2019, une année passablement occupée par les bénévoles qui y travaillent sans relâche.

De septembre à juin, elle offre des dîners gratuits, sains et équilibrés pour les usagers, cinq midis par semaine.

En tout, ce sont 17 155 repas qui ont été servis, en plus de quelques cas de dépannages ponctuels. Le chiffre est en augmentation par rapport à l’année dernière, où on avait servi 16 375 repas.

«Nous opérons dans un local où nous constatons que, de plus en plus, l’espace disponible pour les opérations quotidiennes rétrécit. Nous pouvons asseoir 44 personnes à la fois, ce qui veut dire plusieurs services par jour», on note le président Roger Jeffrey.

Financièrement, l’Oeuvre de la soupe dépend de la participation de Centraide Mauricie qui contribue pour l’équivalent de 50 % de son budget annuel (10 000$ sur le budget de 18 000$). Le reste des dépenses est couverte par des dons de nature publique ou privée, mais qui ne sont pas récurrents. Aussi, les dons en argent et en denrées sont toujours bien accueillis.

Les gens s’y impliquent beaucoup : 9 845 heures de bénévolat ont été consacrés à l’Oeuvre de la soupe au cours de l’année qui se termine.

Un des prochains défis de l’Oeuvre de la soupe sera d’attirer la relève. « Aucune personne, que ce soit les membres du conseil ou les bénévoles, n’est rémunérée. Nos bénévoles sont de plus en plus âgés, donc nous devrons attirer de nouvelles recrues parmi nous, chose qui n’est pas facile», avertit M. Jeffrey, lui-même bénévole depuis longtemps.

Chaque jour d’opération, l’Oeuvre de la soupe doit compter sur 12 personnes, un noyau autour duquel gravitent aussi des travailleurs bénévoles qui effectuent des travaux compensatoires.

Pendant l’année qui vient de se terminer, deux personnes ont effectué 176 heures de travaux compensatoires à l’Oeuvre de la soupe. Aux dires du président, c’est moins que les autres années. «C’est pour cette raison que l’on doit faire appel aux Chevaliers de Colomb de temps en temps. Merci beaucoup à ces gens généreux», n’a-t-il pas manqué de souligner lors de l’assemblée générale annuelle.

Malgré tout, 2018-2019 a été une année meilleure que la moyenne, souligne-t-il, surtout avec les bénévoles d’expérience sur lesquels compte son organisme.

Dans son rapport, le président souligne l’arrivée d’un nouveau joueur, la Centrale alimentaire. Mais celle-ci ne changera pas les plans de son groupe. «Après plusieurs discussions au C.A. Il a été décidé que l’Oeuvre de la soupe n’est pas prête à y adhérer pour l’instant. Le C.A. considère qu’en opérant dix mois par année, nous faisons amplement notre part et il ne semble n’y avoir aucun avantage spécial pour l’instant», fait valoir M. Jeffrey.

L’Oeuvre de la soupe a cessé ses activités tout récemment et les reprendra à la fin de l’été.

48 % de sa clientèle est composée d’enfants, 50 % d’adultes et 2 % de personnes âgées, un pourcentage qui se maintient.

«Ces chiffres démontrent que le conseil a tout de même réussi à offrir un service comme prévu, malgré toutes les difficultés qui se sont manifestées comme la perte d’un congélateur et de plusieurs autres équipements. Ce qui est le plus difficile, comme toujours, c’est le prix des denrées alimentaires qui est constamment en hausse», fait remarquer le président.  L’organisme présente un bilan quand même positif, grâce à ses donateurs privés et gouvernementaux ainsi qu’aux dons en viande provenant du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

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