Chemin de la Trenche : travaux en octobre

Chemin de la Trenche : travaux en octobre

Tel qu'on le voit sur cette photo de mai dernier, la route a été sectionnée par un glissement de terrain.

Crédit photo : Capture d'écran.

CHEMIN.  Les travaux à la hauteur du km 24 de la route menant aux barrages de la Trenche et de Rapide-Blanc débuteront au cours du mois d’octobre.

Hydro-Québec allouera près de 2M$ au rétablissement de la circulation sur le chemin.

Selon la porte-parole de Hydro-Québec, Élisabeth Gladu, on travaille sans relâche pour réussir à rétablir la circulation avant la fin de l’année 2018 et ce, depuis que la circulation il y a été interrompue le 7 mai en raison de la crue des eaux.

Plusieurs utilisateurs ont fait part de leur mécontentement à l’Écho de La Tuque au cours de l’été, en raison de délais jugés anormalement longs avant de rétablir le lien. Ils ont dû emprunter des chemins de détour pour se rendre à leur chalet tout l’été.

Pas la faute des grenouilles

Quelques-uns ont mentionné que la société d’État hésitait avant d’entreprendre les travaux pour ne pas nuire aux grenouilles qui fréquentent le ruisseau où le glissement a eu lieu.

Or, ce n’est pas la faute des grenouilles si les travaux prennent du temps. Mme Gladu rapporte qu’Hydro-Québec a dû respecter la réglementation et les normes en vigueur, avant de débuter les travaux sur le terrain. «Rapidement, nous avons été en action. Nous avons effectué un relevé de dommage, s’en sont suivis les études hydrologiques, géotechniques, l’ingénierie, l’élaboration des plans et devis ainsi que les demandes d’autorisation gouvernementales. Ensuite, le processus d’appel d’offres public a été lancé. Il s’est terminé le 4 septembre», rapporte-t-elle.

Pourquoi pas de pont temporaire ou de chemin de contournement ?

Hydro Québec soulève que le chemin de détour actuel a constitué la meilleure option pour répondre à des exigences en matière de temps et argent. «Dans les deux cas, soit la construction d’un pont ou d’un chemin temporaire, cela aurait nécessité de l’ingénierie, des autorisations gouvernementales, des appels de proposition publics et l’obtention de différents permis sans compter les coûts associés à ces solutions temporaires», rapporte Mme Gladu.

Aussi, poursuit-elle, les ponceaux qui étaient sur place depuis 1983 ne répondaient pas aux nouvelles normes du Règlement sur l’aménagement durable des forêts du domaine de l’état (RADF) entré en vigueur en avril 2018. «Nous avons donc réalisé des études d’investigation, terrain et d’ingénierie, pour identifier le meilleur de type de structure qui répond aux normes du RADF et à nos attentes. Durant l’étape d’ingénierie, Hydro-Québec a eu plusieurs échanges constructifs avec les représentants du MFFP pour s’assurer que le type de structure choisi avec les dimensions requises respecte les normes imposées dans le RADF», ajoute la porte-parole. Le RADF remplace le Règlement sur les normes d’intervention dans les forêts du domaine de l’État (RNI).

Un utilisateur mentionnait à L’Écho de La Tuque que le seul accès au territoire au nord de La Croche, se fait par un détour par la route 25, occasionnant un long détour en chemin de gravier en période de chasse. Si la fermeture de la route forestière # 10 n’incombe pas à Hydro-Québec, la réparation au km 24 du chemin de la Trenche le plus tôt possible, aurait permis de désengorger la circulation sur la route 25.

«Il y a normalement deux voies de contournement pour le chemin de la Trenche. L’annonce par Remabec de fermer la route 10 au km 31, fait que seule la route 25 (R-0461) jusqu’au kilomètre 26, puis R-0408 (route Rapide-Blanc Station), est la voie de détour accessible, jusqu’au 2 novembre 2018. Nous travaillons de concert avec la Ville de La Tuque et Rémabec pour veiller à ce que le chemin détour demeure sécuritaire.

Le glissement de terrain

La fermeture de la route de la Trenche est liée à un glissement de terrain au km 24 survenu le 7 mai. Selon Hydro-Québec, ce glissement est le résultat d’un débit d’eau assez élevé et inhabituel sur le ruisseau Matte. Il résulte de la rupture en cascade de deux petits barrages n’appartenant pas à Hydro-Québec.

 

 

 

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