Un rêve devenu réalité: bilan du premier Pow Wow jeunesse
LA TUQUE. Plus de 500 jeunes ont pris part au premier Pow Wow jeunesse organisé vendredi dernier sur le terrain de football de l’école secondaire Champagnat.
PAR FATOUMATA DAPA
Porté par Livia Pittikwi-Lacasse, 15 ans, originaire de Wemotaci et étudiante à l’école Champagnat, l’événement a rassemblé des élèves du primaire et du secondaire, des danseurs et des drummers venus de différentes communautés. Tout au long de la journée, quatre groupes scolaires se sont succédé afin de découvrir et vivre l’expérience d’un Pow Wow.
“Pour la première édition du Pow Wow jeunesse, c’était vraiment un événement magique. J’ai vraiment eu du fun. On a eu quatre groupes pendant la journée. Tout le monde a eu du plaisir, c’était vraiment magnifique”, raconte Livia Pittikwi-Lacasse.

Une participation marquée
Près de 600 spectateurs, une quinzaine de danseurs et 12 drummers ont pris part à la journée. Les troupes Beaver Creek et Northern Voices ont animé le cercle de danse, tandis que des participants de Wemotaci, Lac-Simon, Mashteuiatsh et Trois-Rivières se sont joints aux jeunes de La Tuque.
Le concept reprenait la formule traditionnelle des Pow Wow, adaptée aux jeunes. Chaque groupe a profité d’une entrée protocolaire et de danses sur une période d’une heure, ponctuées en après-midi par un “round-dance” rassemblant tous les participants en cercle.

Un projet porté par la jeunesse
L’organisation s’est appuyée sur un budget d’environ 10 000$, financé par le budget participatif jeunesse de la Ville de La Tuque et par le Conseil de la Nation atikamekw de Wemotaci. La Maison de Jeunes Défi-Jeunesse, le Centre d’amitié autochtone Capetciwotakanik et l’école Champagnat ont également contribué à la réussite de l’événement.
“Pendant la réservation de tout, on n’a pas vraiment eu de défis, parce qu’on était très bien organisés et on n’avait aucun problème pendant la journée. On était tellement bien préparés”, souligne l’organisatrice.
Un premier pas vers une tradition
L’objectif était clair: faire découvrir la culture autochtone aux jeunes qui n’ont pas toujours l’occasion de participer à un Pow Wow. “Il y a beaucoup de jeunes de La Tuque qui ne savent pas c’est quoi un Pow Wow. J’aimerais leur faire découvrir c’est quoi et comment ça se déroule dans une journée”, avait expliqué Livia dans les préparatifs.
Les retombées semblent positives. “J’ai eu beaucoup de commentaires disant qu’ils avaient vraiment aimé l’événement et qu’ils ont beaucoup appris sur la culture et sur comment se déroule un Pow Wow. Il n’y avait pas vraiment de commentaires négatifs”, dit-elle.
Vers une deuxième édition?
Deux jours après l’événement, la jeune organisatrice se dit “très fière” du résultat. “C’est comme un rêve que j’ai réalisé”, confie-t-elle, en évoquant déjà la possibilité d’une seconde édition. Celle-ci pourrait accueillir davantage de danseurs et être ouverte au grand public.
Livia souhaite aussi inspirer d’autres jeunes à se lancer dans des projets ambitieux. “Je leur dirais de croire en eux-mêmes. C’est possible de faire n’importe quoi si tu te détermines et que tu es persévérant pendant le parcours”, lance-t-elle.

