Smurfit-Westrock : la CCIHSM réclame des décisions rapides

ÉCONOMIE. L’annonce de la fermeture de la machine #4 à l’usine de Smurfit-Westrock, qui pourrait entraîner la perte d’une trentaine d’emplois, ravive les inquiétudes économiques dans le Haut-Saint-Maurice.

En réaction, la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM) appelle à des décisions rapides sur les enjeux structurels qui affectent la compétitivité du secteur forestier et à une accélération des efforts de diversification économique.

Implantée depuis plusieurs décennies, l’usine constitue l’un des piliers industriels de La Tuque. Au-delà des emplois directs, ses activités génèrent des retombées importantes pour les fournisseurs, les sous-traitants et les commerces locaux.

Le Haut-Saint-Maurice a déjà été marqué par des ralentissements successifs, notamment à Rivière-aux-Rats et à Parent, entraînant la perte de milliers d’emplois directs et indirects au fil des ans. Pour la CCIHSM, cette nouvelle annonce confirme l’urgence d’inscrire les interventions publiques dans une vision cohérente axée sur la pérennité industrielle.

Un régime forestier prévisible  

La Chambre soutient que la viabilité des installations repose sur des paramètres structurants : coût d’approvisionnement en fibre, stabilité réglementaire et prévisibilité des mécanismes d’allocation de la ressource.

Elle interpelle directement le ministre Jean-François Simard afin qu’un régime forestier adapté à la réalité économique des régions soit présenté dans un échéancier clair et rapproché. Selon l’organisme, une révision des mécanismes influençant le coût de la fibre, combinée à des mesures d’appui à l’investissement, à la modernisation et à l’innovation, est nécessaire pour maintenir la compétitivité des installations régionales.

Au-delà de l’industrie forestière, la CCIHSM insiste sur la nécessité d’élargir la base économique du territoire. Elle souhaite une mobilisation concertée avec le Service de développement économique et forestier de la Ville de La Tuque, la Société d’aide au développement de la collectivité du Haut-Saint-Maurice et les instances gouvernementales afin de soutenir les entreprises existantes, accompagner les projets d’expansion et stimuler l’émergence de nouveaux créneaux porteurs.

La Chambre souligne également que la diversification ne peut reposer uniquement sur les leviers publics. Dans un contexte où des travailleurs qualifiés pourraient devenir disponibles, les entreprises locales sont invitées à faire preuve d’ouverture et de créativité pour retenir les talents dans la région.