Réseautage express des entreprises latuquoises avec les donneurs d’ouvrages

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Par Michel Scarpino
Réseautage express des entreprises latuquoises avec les donneurs d’ouvrages
On voit Dominic Pelletier, chef de projets spécialisés dans la réfection de centrales pour Hydro-Québec, Patrice Bergeron, président de la CCIHSM et Dave Archambault, gestionnaire responsable des centrales du Haut-St-Maurice. (Photo : Michel Scarpino)

Travaux a à la centrale Rapide-Blanc d’Hydro-Québec

ÉCONOMIE.  La Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM) a accueilli une centaine de représentants d’entreprises de la région à l’occasion de son dîner-conférence portant sur la réfection de la centrale Rapide-Blanc.

L’événement avait pour but de leur permettre de mieux connaître le projet de réhabilitation de la centrale et de créer des liens avec les donneurs d’ouvrages par des rencontres express.

On sait que le projet de 613M$ générera des retombées économiques de 80M$ dans la région. Voilà un argument de taille pour intéresser les entreprises locales à offrir leurs services aux donneurs d’ouvrage.

Ce dîner d’affaires de la CCIHSM a été fort populaire.

«Hydro-Québec a présenté aux participants, majoritairement membres de la CCIHSM, les détails et l’avancement de ce projet qui se terminera en 2026. Ce dîner tant attendu se terminait par une période de réseautage express, organisée entre les grands entrepreneurs actuels ou potentiels et nos entreprises d’ici. Ces rencontres privées donnaient la chance aux membres de rencontrer en personne ces grands donneurs d’ordres, ainsi que de proposer leurs produits et services», explique la CCIHSM.

Pour le président de la CCIHSM, Patrice Bergeron, l’activité était impérative :«Les travaux d’Hydro-Québec c’est énormément d’argent qui va être investi dans les sept prochaines années. On veut le maximum de retombées économiques de ces investissements, pour que nos entreprises et nos commerces d’ici puissent en profiter».

M. Bergeron était visiblement enchanté de la réponse des gens d’affaires à l’invitation de son organisme. «Nos entrepreneurs et nos commerçants sont prêts à aider ces gens-là et à offrir leurs services et leurs produits».

Le président a attribué au fait qu’une visite de barrage avait lieu jeudi l’absence de représentants du conseil municipal de La Tuque à ce dîner : «On m’a informé qu’ils les rencontraient demain (jeudi) et qu’il y avait une visite de barrage. C’est difficile pour moi de répondre à la question, mais on sait que la SDÉF était ici. Ça, c’est une chose qui était très importante».

Différents contrats seront octroyés au cours des prochains mois, comme la signalisation, conciergerie, location d’espace de stationnement, aires d’entreposage, transport pour les entrepreneurs ainsi que de déneigement.

Pourquoi prioriser les entreprises locales ?

Dave Archambault, gestionnaire responsable des six centrales du Haut-St-Maurice chez Hydro-Québec, perçoit de réels avantages à faire affaire avec des gens de la région. Selon lui, on économise ainsi sur le transport et les gens d’affaires ont déjà des liens entre eux qui font qu’ils savent avec qui s’associer. «On pense qu’on peut effectivement aller chercher de meilleurs prix quand on fait affaire avec des entreprises locales», soutient-il.

Il ajoute : «C’est important de rencontrer le plus d’entrepreneurs possible pour mettre le projet de l’avant. On va avoir une vitrine de projet où les entrepreneurs pourront aller chercher de l’information sur le projet Rapide-Blanc».

«C’est vraiment super. Notre but aujourd’hui on était de rencontrer des gens de la région, car on est ici pour cinq ou six ans», pense pour sa part Dominique Langevin, ingénieur, services chantiers chez Voith. Il affirme ne pas avoir vu souvent ce type d’initiative facilitante de la part comme celle d’un client comme Hydro-Québec.

Son entreprise se spécialise dans la fourniture et l’installation des équipements hydroélectriques pour les centrales. C’est Voith qui a obtenu le contrat de réhabilitation des groupes turbines alternateur de la centrale.

«On a besoin de beaucoup de services, car on s’installe chez Hydro-Québec pour longtemps, que ce soit des entreprises locales de services, de l’hébergement, des services industriels», a-t-il conclu.

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