Pompier bénévole au Grand Prix F1 de Montréal depuis 2003

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Par Patrick Vaillancourt
Pompier bénévole au Grand Prix F1 de Montréal depuis 2003
Aurèle Dubé posté près de l’emplacement des ingénieurs de l’écurie Red Bull dans la ligne des puits. (Photo : courtoisie)

COURSES. Pas moins de 150 pompiers bénévoles sont présents d’année en année afin d’assurer la sécurité au Grand Prix de Formule 1 de Montréal. Depuis 2003, le Latuquois Aurèle Dubé a eu la chance de côtoyer les Jacques Villeneuve, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, pour ne nommer que ceux-là. En 2007, Aurèle Dubé a même vu le spectaculaire accident de Robert Kubica qui a percuté le mur à quelques mètres de lui.

C’est lors d’une compétition de pompiers pour les Autochtones qu’Aurèle Dubé a pu se créer le contact pour devenir pompier bénévole au Grand Prix de F1. «En 2003, la compétition avait eu lieu à Kahnawake et un des juges, c’était le directeur des pompiers de piste au Grand Prix de Montréal. Il avait offert aux participants à être pompier bénévole. En grand passionné de course que je suis, j’ai sauté sur l’occasion», raconte Aurèle Dubé.

Aurèle Dubé devant la voiture médicale

C’était la 14e fois lors du dernier week-end que l’Atikamekw originaire de Manawan était sur le circuit Gilles-Villeneuve. Lors des deux dernières années, il a passé son tour comme sa conjointe a donné naissance à un enfant.

Chaque année, les pompiers bénévoles reçoivent la formation et se font attribuer un secteur du circuit autour de la piste, ou dans les puits de ravitaillement. Leur travail: intervenir rapidement avec un extincteur si une voiture prend feu. D’autres pompiers sont attitrés à la désincarcération.  «Lors des trois premières années, j’étais autour de la piste. Ensuite, j’ai pu avoir un privilège de surveiller dans les puits. C’est vraiment plaisant à cet endroit parce qu’on peut tout voir et on peut rencontrer des pilotes et des célébrités! C’est vraiment une belle expérience. Maintenant, les voitures n’ont plus à avoir de ravitaillement aux puits, c’est seulement le changement de pneus. Mais quand les écuries devaient faire le plein d’essence, c’était quelque chose! On était à 3-4 pieds de la voiture qui arrête. Même que les freins surchauffent beaucoup, et ça peut pogner en feu.»

Jacques Villeneuve et Aurèle Dubé.

Au fil des années, Aurèle Dubé a pu rencontrer les Vincent Lecavalier, P.K. Subban, Michael Douglas, Rihanna, Robert De Niro, Jacques Villeneuve, Sébastien Bourdais, Alain Prost… «Les pilotes sont assez ouverts et accessibles, plus qu’on peut penser. Du temps de Jacques Villeneuve, on avait pu lui parler pas mal. Le seul qui était plus ou moins ouvert c’était Michael Schumacher. J’ai mon casque de pompier avec plusieurs autographes de pilotes dessus. Cette année, je vais essayer d’ajouter Lance Stroll», indique M. Dubé en poussant un rire.

Le Grand Prix de Montréal est prisé par les vedettes comme Michael Douglas et Al Pacino.
Rihanna.

«Je reviens comme bénévole année après année pour la passion des courses. J’ai toujours été un maniaque. Il y a de l’action dans les autres catégories aussi comme le Challenge Ferrari. Je me trouve tellement chanceux de pouvoir vivre ça!»

Chaque bénévole doit trouver son logement, mais la nourriture est fournie par la direction du Grand Prix, et le bénévole reçoit une paire de billets pour en faire profiter à de la famille ou des amis.

Lewis Hamilton

Aurèle Dubé n’a jamais eu à intervenir pour éteindre un incendie. «Le moment le plus marquant était en 2007 avec l’accident de Robert Kubica. J’étais situé à l’épingle au muret de protection du centre et Kubica a percuté le mur à 15-20 pieds de moi avant de traverser la piste pour s’arrêter de l’autre côté. Ce sont mes collègues qui sont intervenus. C’était impressionnant de voir un accident comme celui-là!»

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