Plus de 7,2 M$ disponibles pour soutenir le développement de La Tuque

LA TUQUE.  Le Service de développement économique et forestier (SDÉF) de la Ville de La Tuque dispose de plus de 7,2 M$ pour soutenir le développement de l’agglomération au cours des prochaines années. Les nouvelles enveloppes du Fonds régions et ruralité (FRR) ont été présentées mardi matin aux membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM).

Au total, 7 205 721 $ sont disponibles jusqu’au 31 mars 2028, soit 4 687 260 $ provenant du FRR – volet 2, Développement territorial, et 2 518 461 $ du volet 3, Vitalisation.

Le directeur général du SDÉF, Tommy Déziel, souhaitait notamment profiter de la rencontre pour rappeler au milieu des affaires que ces sommes sont disponibles, dans un contexte économique marqué notamment par les difficultés du secteur forestier, la guerre tarifaire et la hausse des coûts.

 » On a des fonds qui sont disponibles pour les entrepreneurs. C’est aussi bien de leur rappeler qu’on est là et qu’on est là pour les aider aussi « , souligne-t-il.

Selon M. Déziel, l’entente 2025-2028 est officiellement signée et les sommes sont donc réservées au territoire de l’agglomération de La Tuque.

 » On va absolument faire bénéficier les entreprises et les OBNL de l’agglomération de La Tuque pour que ça serve à eux autres et non aux autres ailleurs au Québec « , affirme-t-il.

Plus de 11,9 M$ investis

Le SDÉF a également présenté le bilan des précédentes ententes. Entre 2020 et 2025, avec les derniers versements effectués jusqu’en 2026, le FRR – volet 2 a permis d’investir 7,32 M$ dans 160 projets, dont plus de 3 M$ auprès d’entreprises privées et d’économie sociale.

De son côté, le volet 4, consacré à la vitalisation, aura permis d’investir 4,59 M$ dans plus d’une centaine de projets.

Parmi les initiatives soutenues figurent notamment le Hub alimentaire, le Carrefour d’action bénévole, le club de BMX, le club de golf et la Coopérative de solidarité du Lac-Édouard.

 » C’est un bel effet de levier « , estime Tommy Déziel, qui rappelle que les sommes du FRR sont des fonds gouvernementaux et ne représentent pas une dépense équivalente à même les coffres municipaux.

Le logement parmi les priorités

La nouvelle entente permettra notamment au SDÉF d’intervenir davantage dans la construction de logements privés.

La Ville a adopté un règlement permettant d’accorder une aide financière aux projets de six logements et plus, pouvant atteindre 10 000 $ par porte, jusqu’à un maximum de 100 000 $ par projet.

Quatre projets ont déjà été autorisés dans le cadre de cette nouvelle mesure.

 » On sait qu’il y a une pénurie de logements. On n’avait pas les leviers nécessaires pour aider la construction de logements « , rappelle M. Déziel.

L’aide pourra également servir à soutenir la modernisation et l’innovation dans les entreprises. Un simple remplacement d’équipement ne sera toutefois pas automatiquement admissible. Le projet doit notamment permettre une amélioration de la productivité, une automatisation ou une autre forme de développement.

Les demandes sont analysées au cas par cas et l’aide financière vient compléter les autres sources de financement.

Des sommes pour les projets collectifs

Le volet 3, doté de 2,52 M$, vise pour sa part des projets ayant des retombées collectives et permettant d’améliorer la vitalité du milieu.

Le SDÉF veut notamment poursuivre son soutien à des initiatives municipales, communautaires et collectives.

 » Il faut que ça profite à la collectivité dans son ensemble « , explique Tommy Déziel.

Par ailleurs, le programme de rénovation des façades du centre-ville se poursuit. Dans le cadre du volet Signature-Innovation, 13 projets avaient été soumis au 31 mars 2026, pour une aide de 359 252 $. Ces travaux représentent une valeur cumulative de plus de 1 M$.

Des sommes résiduelles sont toujours disponibles pour les entreprises admissibles.

Pour Tommy Déziel, la rencontre avec les gens d’affaires était finalement l’occasion de rappeler que le SDÉF agit comme une organisation de première ligne pour les promoteurs, mais qu’il peut également les orienter vers d’autres programmes gouvernementaux et partenaires financiers.

 » On est là et on travaille en équipe « , résume-t-il.