Perquisition pour arrêter des têtes dirigeantes de trafic de stupéfiants

LA TUQUE. Le Service des enquêtes sur la contrebande de la SQ, en collaboration avec le poste SQ agglomération de La Tuque, a effectué une perquisition tôt mercredi matin dans trois immeubles menant à trois arrestations. 

L’enquête vise à mettre fin aux activités de contrebande de cannabis et de trafic de stupéfiants dans ce secteur. 

Deux hommes de 36 et 47 et une femme de 31 ans, tous de La Tuque, ont été arrêtés. Ils pourraient faire à des accusations en vertu de la Loi sur le cannabis, de la Loi règlementant certaines drogues ou autres substances et du Code criminel, à une date ultérieure. Ils ont été rencontrés par les enquêteurs. Leurs dossiers seront soumis au DPCP.

Sept perquisitions ont été effectuées sur les rues Tessier, St-Michel et St-Georges à La Tuque dans 5 logements et 2 véhicules. Les policiers ont saisi aujourd’hui du cannabis (cocottes), des comprimés de méthamphétamines, plus de 13 000 $ en argent canadien, 320 sachets de ½ gramme de cocaïne, 1 presse à haschich et 2 armes à feu aujourd’hui. Ces saisies viennent s’ajouter aux 48 000 comprimés de méthamphétamine, aux 235 000 $ en argent et aux biens de luxe d’une valeur estimée à 100 000 $ qui avait été saisis au préalable.

“Ce qui est particulier, c’est qu’on avait un mandat pour les trois appartements de l’immeuble de la rue Tessier et que les trois logements soient liés au trafic de drogue”, explique Éloïse Cossette de la SQ.

Les gens visés font partie d’un réseau organisé de vente de stupéfiants à La Tuque (volet urbain) et dans les nombreuses communautés environnantes. Dans leur cas, il est question de différentes accusations possibles allant jusqu’à participation aux activités d’une organisation criminelle et d’avoir commis des infractions au profit d’une organisation criminelle. 

Ce réseau est lié aux bandes de motards hors-la-loi (BMHL). Un autre vendeur du réseau, Stéphane Desroches, a été arrêté le 22 octobre dernier. “L’opération est à la suite de celle du 22 octobre dernier, et cette fois, on visait la tête dirigeante et on a frappé le noyau de ceux qui contrôlent le trafic en Haute-Mauricie, ce qui comprend les communautés autochtones et le secteur de Parent.”, ajoute Mme Cossette.

Une soixantaine de policiers et un maître-chien de la SQ ont été mobilisés pour l’opération.