Pannes d’électricité à Parent : recours collectif contre Hydro-Québec ?

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Par Michel Scarpino
Pannes d’électricité à Parent : recours collectif contre Hydro-Québec ?
Le conseiller municipal Éric Chagnon

Devant les pannes d’électricité qui affectent le secteur Parent de Ville de La Tuque, le conseiller municipal Eric Chagnon envisage sérieusement la possibilité d’intenter un recours collectif contre Hydro-Québec, au nom des citoyens de ce secteur.

Il a dit consulter un avocat pour évaluer les possibilités en ce sens.

M. Chagnon est à bout des pannes répétées et de longue durée que subissent les 347 abonnés du village. «On est à la merci de la météo. S’il fait mauvais, l’hélicoptère (des employés d’Hydro-Québec) ne peut pas décoller».

De plus, il s’explique mal pourquoi l’important projet de 30M$ qui vise à remplacer 95 des 283 structures de bois par de nouvelles en acier, de La Vérendrye à Parent a été retardée et ne débutera pas avant la fin de 2020. Le conseiller municipal est formel, la décision n’a rien à voir avec la COVID-19.

«Ils ont dit que ça prendrait six mois pour installer une génératrice. Si on revient au mois de décembre (2019), il n’y avait pas de COVID-19. Ils ne pouvaient pas penser à remettre les travaux à cause de la COVID-19. Ils savaient qu’ils remettaient le projet, nonobstant l’histoire de la COVID», lance Éric Chagnon.

Une panne, vendredi dernier, a duré 18 heures alors qu’une seconde, le lendemain, aura privé les Parentois d’électricité pendant 14 heures. Le premier juillet, le village avait connu une panne de 19 heures. Le conseiller municipal n’a pas eu vent que les commerçants ou des citoyens ont subi des pertes de nourriture en raison de la panne, mais il craint qu’une nouvelle interruption de courant cause des pertes importantes.

«La solution est très simple, ça s’est fait en 1998 à Lacolle (lors de la crise du verglas). Ils avaient  utilisé deux locomotives comme génératrices. Ça a fait la job pour un village de 2600 personnes», a-t-il relevé.

Éric Chagnon ne s’attend pas à de l’aide de la députée Marie-Louise Tardif. Il veut parler aux dirigeants de la société d’État. «On n’a pas fait affaire avec les décideurs quand on les a rencontrés jeudi».

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