Mémoire de La Tuque : une oreille attentive de Québec

FINANCES MUNICIPALES.  Accompagné des maires de La Bostonnais et de Lac-Édouard, Michel Sylvain et Larry Bernier ainsi que du conseiller Luc Martel, le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, est allé à Québec défendre le mémoire sur la situation financière de La Tuque qu’il avait déposé peu après son élection. La délégation latuquoise, qui comprenait aussi Hélène Langlais, directrice des communications et Marco Lethiecq, directeur général, s’est rendue rencontrer les ministres Martin Coiteux et Julie Boulet pour discuter des suites de ce mémoire. En toile de fond, des compressions budgétaires de 1,9 M$ imposées à la suite du Pacte fiscal qui font mal au portefeuille de la municipalité. Un échange qu’il qualifie de constructif, cordial, par des gens qui ont été à l’écoute. «Ça a permis de faire un rappel sur les enjeux contenus dans le mémoire», précisait le maire Pierre-David Tremblay. Les chemins forestiers, les redevances sur la foresterie, Hydro-Québec, le fait que le Haut-Saint-Maurice soit en territoire isolé, sont autant d’éléments alimentant les demandes de La Tuque. «On a fait état d’un conseil renouvelé, on a des projets, mais on est limité par la capacité financière de Ville de La Tuque et il nous faut de l’air», a demandé le maire. Selon M. Tremblay, le ministre Coiteux n’a pas pris d’engagement, ni fait de promesse : «Je crois qu’ils sont à travailler soit sur un programme ou un fonds. D’ici quelques semaines, ils seraient en mesure de faire état de ce fonds ou de cet argent-là. Vous comprendrez qu’on n’était pas la seule agglomération à se présenter au ministère, il y a d’autres MRC qui vivent d’autres problèmes». Le maire a semblé toutefois être resté un peu sur son appétit. «J’ai senti les deux ministres préoccupés et intéressés à vouloir faire des choses pour nous. Je n’ai, par contre, pas senti que le gouvernement était préoccupé par les régions et par notre région. Je le dis sous toute réserve (…) On sentait une prudence chez M. Coiteux», nuançait Pierre-David Tremblay. On en saura donc plus long au cours des prochaines semaines. Concertation Quant à lui, le conseiller Luc Martel espère que si un programme voit le jour, que cela puisse se faire dans un esprit de pérennité. «Il faut tenir compte de la grandeur de notre territoire versus la population», espère-t-il. «Ça fait 13 ans que je suis à la table du conseil, ça fait longtemps que je n’ai pas vu les trois municipalités faire front commun pour un dossier qui peut être très profitable pour l’avenir de Ville de La Tuque et l’agglomération», a tenu à souligner M. Martel. Un point que partage le maire de La Bostonnais, Michel Sylvain. «C’est extraordinaire, s’est-il exclamé. Avec trois maires et des conseillers, c’est une force, quand on arrive devant un ministre. On peut défendre nos dossiers nous-mêmes et ça ne peut que nous aider». Selon lui, tout gain de l’agglomération peut être profitable pour sa municipalité. «C’est positif, on va avoir quelque chose, mais avant de triompher, j’attends de voir le montant qui sera sur le chèque», pense le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier.