Marc-André Despins se distingue

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Par Michel Scarpino
Marc-André Despins se distingue
Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, Marc-André Despins. (Photo : Michel Scarpino)

Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice, Marc-André Despins, a reçu deux prix importants, dernièrement.

Dans un premier temps, l’Association québécoise des coopératives forestières lui décerne le Mérite de la relève. Il aurait dû le recevoir au congrès de l’an dernier, mais ça n’a pu être fait en raison de la pandémie.

Destiné aux 35 ans et moins, le prix récompense les candidats qui ont atteint un niveau de performance exceptionnelle, qui expriment un leadership au sein de leur coopérative, qui contribuent significativement à l’innovation et l’évolution technologique et qui adhèrent aux valeurs coopératives, entre autres.

«Contribuer aux objectifs de développement durable est très important», relève celui qui est devenu directeur général de la Coopérative à l’âge de 34 ans.  Il souhaite démontrer qu’elle se positionne comme un acteur majeur dans la lutte aux changements climatiques. «On aménage la forêt en harmonisation avec les lois en vigueur», affirme celui qui voit la forêt comme une ressource durable.

La Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice compte une cinquantaine de membres. En été, elle fournit du travail à 125 personnes et en hiver, 160. La filiale de travaux sylvicoles Vertech emploie 85 personnes.

«La coopérative est un moteur économique important, la majeure partie de nos dépenses se font dans la communauté», fait-il également remarquer. Elle a des liens avec de nombreuses entreprises locales.

Nouvelles technologies, départs à la retraite, le régime forestier sont autant d’éléments avec lesquels la Coopérative forestière compose quotidiennement.

Elle veut être attrayante pour les nouveaux travailleurs : la moyenne d’âge est actuellement de 51 ans. M. Despins ne se le cache pas, la relève n’est pas abondante, le secteur forestier n’est pas très vendeur en ce moment. On veut donc renverser cette tendance.

«Il faut savoir que les conditions de travail se sont améliorées, c’est beaucoup plus sécuritaire que dans le temps», affirme-t-il. Oui, les investissements peuvent être important pour les entrepreneurs forestiers, on est parfois loin de chez soi en camp forestier, mais il y a plein d’avantages, comme travailler en plein air et une bonne camaraderie entre collègues de travail. La modernisation des équipements et des façons de faire est certainement un élément qui peut intéresser les jeunes au travail en forêt.

«Je veux que la coopérative continue d’être pérenne dans le temps et d’offrir des emplois de qualité à nos membres»

– Marc-André Despins

«Le modèle coopératif va être en mesure de se démarquer, il y a de la démocratie, de l’équité. À l’assemblée générale annuelle, les résultats financiers sont présentés à tous les membres. S’il y a un excédent financier, une ristourne va être donnée, beaucoup d’information est donnée. On travaille beaucoup en équipe, c’est très important. Une «coop», c’est une grande famille».

CPA Émergence

À la fin du mois de janvier, Marc-André Despins a aussi remporté le prix «CPA Émergence» pour la Mauricie et le Centre-du-Québec de l’Ordre des CPA.

Le dynamisme du membre, ses réalisations, se placent en tête des critères de sélection des candidats parmi les CPA de la région. Le prix souligne les efforts pour faire rayonner la profession dans la région.

Les comptables professionnels agréés qui détiennent leur titre depuis plus de deux ans et moins de 12 ans sont éligibles pour ce prix.

Cet ambassadeur de l’Ordre des CPA a effectué plusieurs représentations dans des écoles de la région de Trois-Rivières. À travers son intervention, il tente d’intéresser des jeunes au métier de comptable. «Je trouve ça très rafraîchissant, ce sont des étudiants de secondaire 4 qui sont sur le point de faire un choix pour le CÉGEP. J’encourage les gens à avoir des objectifs, des rêves, c’est un moteur qui est très fort dans la vie», ajoute M. Despins. À parler avec lui, on le devine très passionné par son emploi, qu’il ne définit pas comme un «travail».

«Mes objectifs sont clairs. Je veux que la coopérative continue d’être pérenne dans le temps et d’offrir des emplois de qualité à nos membres. On a une belle équipe de travail à l’interne, c’est important aussi. Je fais du pouce pour les CPA, mais au-delà de ça, c’est important d’être bien outillé, quand ils sont jeunes, de faire les efforts nécessaires pour avoir ce papier qui leur permettra de faire des bons choix plus tard», soulève-t-il.

À travers ses prix et son implication, il fait la démonstration que le mandat des CPA va bien au-delà des colonnes de chiffres et qu’ils s’imprègnent d’abord de la culture de leur milieu de travail. Cela explique combien M. Despins est rapidement devenu familier avec le jargon de l’industrie forestière, souvent complexe pour les non-initiés.

Ce Trifluvien d’origine ne visait pas nécessairement une carrière à La Tuque, mais, à ses propres dires, s’établir en Haute-Mauricie, il y a cinq ans, aura été la meilleure décision de sa vie, car ce milieu est très facilitant en matière de conciliation travail-famille. Avec sa conjointe, il a trois jeunes enfants.

Le prix visait des objectifs tels les réalisations et leurs incidences, le leadership, l’engagement professionnel et les engagements dans la communauté.

Ses implications ne manquent pas : il est membre des conseils d’administration du projet BELT, de la Caisse Desjardins de La Tuque, vice-président du conseil d’administration de Produits forestiers Mauricie, président du conseil d’établissement de l’École forestière de La Tuque et membre de la Table économique Forêt.

 

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