Le passeport vaccinal obligatoire dès le 1er septembre

Pier-Olivier Gagnon

Le passeport vaccinal obligatoire dès le 1er septembre
Le premier ministre du Québec, François Legault et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé ont dévoilé les détails entourant le déploiement du passeport vaccinal, le 24 août dernier. (Photo : Émilie Nadeau)

COVID-19. À compter du 1er septembre, le gouvernement du Québec exigera la présentation d’un passeport vaccinal pour avoir accès à certains lieux ou pour participer à certaines activités non essentielles.

Québec prévoyait déployer le passeport vaccinal à l’automne, mais la présence de plus en plus importante du variant Delta et la recrudescence des cas de COVID-19 forcent le gouvernement à devancer l’application de cette mesure qui a pour but d’éviter un reconfinement comme lors des vagues précédentes.

Le passeport vaccinal permettra aux personnes adéquatement protégées ou qui ont une contre-indication clinique à la vaccination contre la COVID-19 de 13 ans ou plus d’accéder à certains lieux et de pratiquer certaines activités non essentielles où le risque de transmission entre les personnes est élevé. Ces activités incluent notamment les événements et festivals, les salles de spectacle et les salles où se produisent des évènements sportifs, les casinos, les cinémas, les salles d’entraînement, les sports d’équipe, les bars, les restaurants et certaines activités parascolaires.

Il ne sera toutefois pas requis dans les bibliothèques, les rassemblements privés, les mariages, lors de funérailles, dans les lieux de culte, les spas et les saunas, les commerces et entreprises offrant des soins personnels et d’esthétique, lors de rendez-vous de massothérapie, des cours de dressage canin, des cours de conduite, des hébergements et des activités de chasse et de pêche.

Fonctionnement du passeport vaccinal

Le passeport vaccinal sera un outil officiel et gratuit attestant qu’une personne est adéquatement protégée contre la COVID-19.

Lorsqu’une personne se présentera dans un lieu où le passeport vaccinal est demandé, elle devra fournir une preuve de vaccination contre la COVID-19 contenant un code QR qui affiche le niveau de protection. Cette preuve peut être présentée de trois façons, soit en format papier, sur un appareil mobile ou à partir de l’application mobile VaxiCode. À noter que pour tous les formats, une preuve d’identité avec photo sera demandée.

Deux applications seront disponibles et pourront être téléchargées gratuitement sur les plateformes habituelles. La première, VaxiCode, est destinée aux citoyens. Elle permettra de télécharger et de lire le contenu complet du code QR, présent sur la preuve de vaccination, de le classer dans un portefeuille électronique et de le présenter sur demande. La seconde, VaxiCode Verif, permettra aux exploitants ou aux responsables des activités visées par la mesure de vérifier le statut de protection des personnes voulant y accéder.

Une période d’adaptation est prévue du 1er au 15 septembre, pendant laquelle le passeport vaccinal sera déployé, sans toutefois qu’aucune sanction ne soit appliquée.

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Denis Beaulé
Denis Beaulé
1 mois

Est-il de bon aloi de contraindre à vaccination tous employés de Santé et services sociaux en contact (prolongé) avec patients ou autres bénéficiaires, comme s’apprête à le faire le gouvernement; voire de contraindre à vaccination tous personnels de la Santé, comme y pressent les représentants des médecins spécialistes; ou, plus encore, quasi tous les employés de l’État, à fin d’exemplarité, comme le propose le PLQ?

Et si aucune de ces suggestions ou intentions ne constituait la « bonne » ou meilleure solution ? Par exemple, la proposition des médecins spécialistes représenterait certes l’idéal. Mais quid de sa souhaitabilité ou faisabilité réelle ou d’une éventuelle prévalence de son alléguée plus-value ou encore de sa prétendue plus grande urgence en l’état actuel des choses?

Autrement dit, a-t-on bien identifié, d’abord, le problème, le mal le plus névralgique en cause en ce cas-ci ? 

Les propositions du PLQ et des médecins spécialistes viseraient réduction sensible sinon éradication de la pandémie (?) à plus ou moins long terme, pour le bénéfice du plus grand nombre. Or, n’y aurait-il pas en jeu, présentement, prioritairement, la condition santé d’un plus petit nombre, oui, mais davantage au coeur même de la souffrance en cours; i.e. d’infirmières et préposées aux soins, dont des conditions de travail s’avèrent intenables, invivables, inhumaines; d’infirmières et préposées abusées, surmenées, exténuées, découragées ?

Ne serait-ce pas, donc, en recentrant l’analyse de la situation sur cet aspect de la chose qu’on serait le plus à même d’identifier le critère premier à l’aune duquel définir les meilleures politiques, contraintes, obligations, consignes, pratiques, règles ou lois possibles ?

Que donnerait-ce, en effet, ou qu’aura-ce donné de « mettre au pas » ou d’avoir « mis au pas » quelques centaines ou milliers de « récalcitrantes », s’il ne devait y avoir à la fin, en somme, aucune amélioration positive en Santé globale de la multitude ou de… plus vulnérables; en même temps qu’accroissement de détérioration du climat social et de conditions de vie « humaines » (?) au sein même (de l’« appareil ») des ressources santé, sans lesquelles la plupart des soins ne peuvent l’être prodigués ?

Si bien que, d’accord, c’est tout le monde qui espère avoir autour de soi, lorsque requis, des infirmières ou préposées aussi peu susceptibles que possible d’altérer sa santé personnelle, à commencer par (de) ses propres collègues… Par contre, le moyen pour y parvenir pourrait reposer éminemment plus sur une continuation de coopération avec elles toutes qu’en rupture brutale, unilatérale, inopinée, partielle ou totale, de celle-ci.

Enfin, ne faudrait-il pas se souvenir ici, aujourd’hui, de l’insigne maître mot en forme d’appel à quelque inédite… tendresse, en forme d’invitation bienveillante à la bienveillance, énoncé par un PM, il y a trois ans (moins trois mois exactement à 3h33 PM), exhortant on ne peut plus véhémentement et comme en les implorant – « tous les ministres […] en tout temps, à agir avec humanité » ? !