Le Défi 100 tours sans discrimination revient autour du lac St-Louis

Rédaction La Tuque
Le Défi 100 tours sans discrimination revient autour du lac St-Louis
Le lac Saint-Louis et le centre Sakihikan (Photo : Archives)

Élimination de la discrimination raciale

En marge du 21 mars, Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) lance le second Défi 100 tours sans discrimination.

Pour l’occasion, toute la population sera invitée à se rendre au Lac Saint-Louis à La Tuque entre le 19 et le 21 mars afin de participer à cette marche collective, dédiée à plus d’équité et plus de progrès.

«Le Défi 100 tours sans discrimination souhaite valoriser les cultures autochtones et le rapprochement des peuples dans une perspective de guérison et de réconciliation. L’événement se clôturera le 21 mars avec le dévoilement de l’œuvre collective Otehina (coeur), une sculpture réalisée par les artistes Jacques Newashish, Cyndie Lemay et Claude Des Rosiers

«La lutte contre la discrimination raciale reste une lutte quotidienne, elle concerne tout le monde et tous les milieux, mentionne Laurianne Petiquay, directrice générale du CAALT. Entre les principes d’équité inscrits dans les lois et ce qui est vécu par les autochtones, il y a encore une zone grise, faite d’ignorance et d’indifférence et dans laquelle peuvent s’ancrer les inégalités et mener à des drames ».

Selon le CAALT, un sondage réalisé au Québec en décembre 2018 sur l’accès aux services publics des autochtones en milieu urbain mentionne que 57 % des répondants déclaraient avoir été victimes de racisme, sous une forme ou une autre, au sein des services publics. Selon le CAALT, tant que les expériences de stigmatisation, de discrimination et d’exclusion seront tolérées au sein des institutions, il sera difficile d’espérer une baisse durable du racisme au sein de la société.

La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée en 2021 sous le thème « Les jeunes se lèvent contre le racisme». le CAALT rappelle que les jeunes générations autochtones vivent les résonances d’un État depuis longtemps discriminant vis-à-vis de leurs parents, de leur communauté et de leur peuple. « Toute nouvelle expérience de racisme est une blessure qui se perpétue», a simplement ajouté Mme Petiquay.

Le CAALT souligne également que les discriminations raciales ont tendance à augmenter pendant les périodes troubles et incertaines et invite la population et les représentants gouvernementaux à rester particulièrement attentifs pendant la durée de la crise pandémique.

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