Laurent Bélisle veut redonner une fierté économique à Laviolette-Saint-Maurice
ÉLECTIONS. Candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Laviolette-Saint-Maurice, Laurent Bélisle souhaite miser sur le développement économique régional afin de redonner à la Mauricie une fierté qu’il estime avoir été ébranlée au fil des dernières années.
Originaire de la région, le candidat libéral se présente d’abord comme un père de famille et « un petit gars de chez nous ». Son parcours professionnel l’a notamment amené à travailler depuis huit ans pour une entreprise manufacturière spécialisée dans les portes et fenêtres en aluminium, où il côtoie autant les réalités de la gestion d’usine que celles de l’installation sur les chantiers.
« Les enjeux, je les connais et je les vis depuis 33 ans », affirme-t-il.
Laurent Bélisle détient également une formation en droit de l’Université de Sherbrooke et un baccalauréat en administration des affaires. Il a aussi enseigné au collégial, une expérience qui lui a permis d’être en contact avec plusieurs étudiants issus de l’immigration.
Cette expérience l’a sensibilisé aux difficultés vécues par certains nouveaux arrivants, notamment en matière de logement et d’intégration. Il estime que la région doit continuer à attirer de la main-d’œuvre internationale, tout en améliorant l’accueil qui lui est réservé.
Miser sur l’énergie
Pour le candidat libéral, l’un des principaux leviers de développement de Laviolette-Saint-Maurice demeure l’hydroélectricité.
Il souhaite notamment que la région puisse profiter davantage de la production énergétique qui se trouve sur son territoire afin d’attirer et de soutenir des projets structurants.
« On n’en tire pas le profit comme on devrait », soutient-il, plaidant pour que davantage de mégawatts soient associés au développement économique régional.
Laurent Bélisle dit également être au fait des démarches effectuées au cours des dernières années par différents élus et représentants régionaux concernant les retombées financières de l’hydroélectricité. Il estime que le manque de transparence dans l’attribution des mégawatts constitue un enjeu important.
Son objectif est de contribuer à la création de richesse afin de donner à la région les moyens d’investir davantage dans différents secteurs, notamment la culture et le milieu communautaire.
Santé et télémédecine
L’accès aux soins figure également parmi ses priorités.
Le candidat déplore les nombreux bris de service qui touchent particulièrement les communautés éloignées et voit dans la télémédecine une partie de la solution.
Il cite notamment la possibilité d’offrir certaines consultations à distance avec un professionnel de la santé présent sur place, permettant ainsi à des citoyens de Haute-Mauricie d’éviter de longs déplacements vers Shawinigan.
« On ne répare pas une patte cassée à distance », reconnaît-il, tout en estimant que plusieurs consultations pourraient être réalisées de cette façon.
Le milieu communautaire constitue son troisième grand enjeu. Laurent Bélisle reconnaît ne pas avoir été particulièrement impliqué dans ce secteur avant de se lancer en politique, mais affirme avoir été sensibilisé à son importance au cours de la campagne.
Un appui au projet TES Canada
Questionné sur le projet de TES Canada, Laurent Bélisle affirme être personnellement favorable à sa réalisation, tout en soulignant l’importance du processus du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).
« C’est une opportunité en or », estime-t-il, notamment en raison des retombées fiscales potentielles pour Shawinigan.
Il reconnaît toutefois que le projet doit être réalisé dans un cadre rigoureux et respecter les recommandations du BAPE.
Il appelle la population à s’informer avant de prendre position.
« Il faut prendre le temps de s’informer sur le projet pour s’informer d’eux-mêmes. Après ça, on pourra se prononcer sur l’acceptabilité sociale », dit-il.
Deux réalités à réunir
Laviolette-Saint-Maurice présente, selon lui, le défi particulier de réunir deux territoires aux réalités différentes. Il souhaite notamment positionner Shawinigan comme un pôle énergétique tout en développant davantage l’économie forestière en Haute-Mauricie.
Pour y arriver, Laurent Bélisle croit qu’un député doit travailler étroitement avec les municipalités.
