La Tuque joint sa voix à celle de l’industrie forestière

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Par Michel Scarpino
La Tuque joint sa voix à celle de l’industrie forestière

La Tuque pense que le régime forestier doit être révisé

Ville de La Tuque soutient que la forêt et l’industrie forestière sont au cœur de son développement socio-économique. Voilà pourquoi la relance économique du Québec doit passer par un soutien direct à l’économie des régions.

En appui à l’initiative de l’Alliance Forêt Boréale, La Tuque demande au ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, d’intervenir auprès du conseil des ministres du gouvernement du Québec pour apporter du soutien à cette industrie.

Elle demande «de soutenir financièrement immédiatement la structure industrielle et entrepreneuriale de l’industrie forestière afin de la préserver et d’apporter une amélioration structurelle au régime forestier quant à la planification forestière».

Puisque le coût de la fibre a augmenté de plus de 30 % depuis l’instauration du régime forestier en 2013, La Tuque identifie deux enjeux sur lesquels le gouvernement devrait s’attarder.

Dans un premier temps, elle privilégie la révision en profondeur du régime forestier, dont elle estime que les objectifs n’ont pas été atteints : «Le coût de la fibre a explosé et les litiges commerciaux avec les États-Unis ne sont toujours pas réglés». Les étapes de la planification et l’harmonisation nécessaire, selon la ville, un changement législatif et une implication des industriels forestiers. Cela, pour la prévisibilité et la flexibilité des opérations, en tenant compte des notions économiques et des coûts d’opération. La ville souhaite également une amélioration des règles de fonctionnement du bureau de mise en marché du bois (BMMB). «Le BMMB doit respecter les mêmes conditions que celles auxquelles sont soumises les bénéficiaires de garantie d’approvisionnement (BGA), et ainsi agir comme un véritable joueur de l’industrie», pense Ville de La Tuque. Finalement, on note que le Québec est la seule province à imposer une rente annuelle qui devrait être abolie pour réduire les coûts de l’industrie forestière.

Le deuxième enjeu touche les besoins en main-d’œuvre alors que l’industrie forestière emploie plus de 60 000 personnes au Québec. Autant en usine qu’en forêt, l’industrie de faire face à des enjeux de main-d’œuvre, autant pour la recruter, la retenir que la former. L’industrie a besoin du soutien du gouvernement «afin de la faire reconnaître comme étant verte, durable, stable et offrant des perspectives d’emploi prometteuses.»

«L’industrie forestière de la Mauricie est un moteur économique très important. Nous demandons à notre ministre régional, Jean Boulet, ainsi qu’à nos députés et élus de la Mauricie de porter ce message auprès du gouvernement à Québec pour que nos entreprises forestières fassent partie intégrante du plan de relance économique», lance Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque.

La Tuque a tenu à joindre sa voix à l’Alliance Forêt Boréale, elle qui se montre préoccupée par l’amélioration du régime forestier. Une table économique sur la forêt, on le sait, est pilotée par le Service de développement économique et forestier (SDÉF) de La Tuque. Le maire s’implique dans la Commission permanente sur l’énergie et les ressources naturelles de la Fédération québécoise des municipalités du Québec et au comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec.

 

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