La Tuque et la CCIHSM veulent mesurer les impacts économiques

Michel Scarpino mscarpino@icimedias.ca

La Tuque et la CCIHSM veulent mesurer les impacts économiques
Le pont des Piles. (Photo : Archves)

Ville de La Tuque unit ses efforts à ceux de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM) depuis quelques jours pour mesurer les impacts économiques locaux liés à la fermeture du pont des Piles.

On veut voir les impacts pour les entreprises et la main-d’oeuvre de l’agglomération de La Tuque et s’assurer que des solutions soient mises en place.

Un comité spécialement voué à minimiser les impacts a été créé. On y retrouve le maire de La Tuque, Luc Martel, la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif ainsi que des représentants du ministère des Transports.

« Ce comité suivra de près l’évolution des travaux sur le pont pour s’assurer que cette fermeture sera d’une durée la plus courte possible », assure Ville de La Tuque.

Consultation

Le Service de développement économique et forestier (SDÉF) et la CCIHSM ont le mandat de consulter les entrepreneurs locaux pour réunir un maximum d’informations sur les impacts liés à la fermeture de ce pont pour les entreprises latuquoises. On veut s’assurer « que la fermeture du pont des Piles ne mettra pas en péril des emplois en sol latuquois et que les entreprises qui auront à vivre avec un impact financier important lié à cette décision puissent recevoir le soutien dont elles auront besoin pour traverser cette épreuve ».

Aussi, un sondage a été envoyé auprès des entrepreneurs, auquel on peut répondre en quelques minutes sur le web. Les gens qui n’ont pas reçu le sondage peuvent contacter Kim Poirier au SDÉF ou la CCIHSM. 

Traitées de façon confidentielle, les réponses au sondage serviront à outiller les membres du comité. Les entrepreneurs sont invités à suggérer des solutions pour minimiser les conséquences négatives de la fermeture du pont des Piles.

On suivra aussi les contrecoups sur l’achalandage touristique. 

Si on reconnait que cette fermeture est nécessaire pour des questions de sécurité, La Tuque ne cache pas qu’elle craint une baisse d’achalandage en raison des bouchons de circulation qui en découleront, d’autant plus qu’on a noté une augmentation de touristes ces dernières années en Haute-Mauricie.

Pour le maire de La Tuque, tout le monde a été pris par surprise par l’annonce de la fermeture du pont y compris les entrepreneurs, qui vivront une incidence sur leurs coûts d’opération, leur main d’œuvre et leur clientèle.

« Nous voulons avoir un portrait juste de la situation et déterminer comment on pourra les aider à passer à travers. On veut être leur porte-parole auprès du gouvernement qui jusqu’à maintenant s’est montré ouvert à nous aider pour minimiser les impacts sur notre économie. Nous serons aussi le porte-parole de nos citoyens, nos villégiateurs et nos organismes. La route 155 est très importante pour La Tuque. On commence à peine à mesurer tous les impacts que cette fermeture de pont aura sur la vie de nos gens au cours de la prochaine année », a dit Luc Martel, président du conseil d’agglomération et maire de La Tuque.

Pour Steeven Tremblay, président de la CCIHSM , son organisme devait s’impliquer rapidement pour appuyer les entrepreneurs.  « Comme nous l’avons fait dans le cadre de la pandémie, nous serons à l’écoute des entrepreneurs et demeurons vigilants aux besoins qui pourraient survenir à la suite de cette annonce, ainsi que pour la prochaine année. Nous sommes convaincus que nos entreprises sauront faire preuve, encore une fois, de dynamisme et de persévérance, comme ils le font si bien depuis maintenant deux ans », ajoute-t-il.

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