La gestion de la piste de motocross attribuée à Octane parc 2.0
LA TUQUE. La Ville de La Tuque a consenti le contrat de gestion de la piste de motocross pour les trois prochaines années à l’entreprise Octane parc 2.0 de Jean-Nicolas Poirier et de Katie Vaillancourt qui avait opéré les installations à l’été dernier.
L’appel de proposition se terminait le 23 janvier dernier, et la ville avait reçu trois soumissions. Un groupe de Latuquois avait offert leurs services avec Martin Hamel, Alexandre Gauvin et Jean-François Gauvin. Il y avait Gestion VPMX de Alex Poitras et Yoan Vaillancourt, ainsi qu’Octane parc 2.0 avec Jean-Nicolas Poirier et Katie Vaillancourt. C’est le dernier groupe qui a décroché le contrat.
Contrairement à un appel d’offres conventionnel, la Ville n’était pas dans l’obligation de choisir le plus bas soumissionnaire conforme.
Qu’est-ce qui a motivé le conseil à choisir l’entreprise Octane Parc 2.0 même si elle avait reçu une proposition d’un groupe de Latuquois? “Les trois propositions reçues étaient excellentes. Chacun avait des forces indéniables, et ça aurait été difficile pour le conseil de porter une opinion. On a demandé au service d’urbanisme avec les services techniques de monter une grille d’analyse des points importants et de pondérer ces points-là. On a reçu la recommandation et le conseil a décidé d’aller vers la recommandation qui a été faite. Ça emmener beaucoup de discussion au conseil pour s’assurer qu’on faisait le bon choix”, explique le maire Pierre Pacarar.
Le premier magistrat ajoute que l’entreprise choisie avait fait ses preuves l’an dernier et que cet élément a été pris en compte dans la décision.
Est-ce que le conseil a validé si M. Poirier avait respecté son contrat en sous-location l’an dernier avec le premier opérateur du site, Jean-François Cantin? “On avait un contrat avec M. Cantin jusqu’en septembre dernier. Il y a eu une sous-location et c’est entre les deux partenaires. Ce n’est pas le travail de la Ville d’aller voir ce qui se passe dans une sous-location”, précise M. Pacarar.
Des préoccupations locales
Une représentante du Club de ski de fond La Tuque Rouge Doris Renaud, qui parlait aussi au nom du Club des trois raquettes et de Mauricycle, a demandé au conseil la possibilité de mettre en place une table de concertation en compagnie des gestionnaires de la piste de motocross pour le partage des lieux comme plusieurs citoyens utilisent ce site pour la pratique de sports non motorisés.
“Dans un esprit d’ouverture et de dialogue, nous souhaitons toutefois partager certaines préoccupations liées à la cohabitation des usages, à la sécurité des usagers et à la préservation du milieu naturel, particulièrement dans un contexte où le site est fréquenté quotidiennement par des familles, des enfants et des personnes aînées. Nous proposons à la Ville de mettre en place une table de concertation regroupant la municipalité, le club de motocross et les représentants des activités non motorisées, dont le Club de ski de fond La Tuque Rouge, Mauricycle et le Club des trois raquettes. Nous proposons aussi d’établir un plan d’aménagement durable, favorisant la sécurité et la cohabitation, d’encadrer les interventions sur le milieu naturel selon les normes environnementales”, évoque Mme Renaud.
“Il y a beaucoup de choses qu’on a en tête au niveau de l’avenir et puis c’est ça qu’on veut pouvoir en discuter, rétorque le maire Pierre Pacarar. Je pense que ça vaut la peine d’avoir ces discussions-là en amont plutôt que par la suite.”
Un habitué du Club de ski de fond La Tuque Rouge, Yvon Morel, a aussi pris la parole lors de la période de questions en soulignant qu’un terrain a été déboisé l’an dernier pour un site de camping par Jean-Nicolas Poirier et son équipe. “Est-ce que ces travaux-là ont été autorisés par la Ville, ou s’ils ont été faits à l’initiative des propriétaires?”
“Il y a eu deux phases de déploiement, et effectivement, les deux phases ont reçu l’autorisation de la Ville, précise le directeur général Jean-Sébastien Poirier. Il y a une première phase qui a été autorisée en début d’été, et il y a eu une deuxième phase d’autorisation au niveau du gestionnaire, M. Poirier et Mme Vaillancourt, pour justement permettre d’agrandir le stationnement pour les usagers du site en tant que tel.”
Morel ajoute que le paysage est très différent désormais, c’est pourquoi il appuie la demande d’une table de concertation de Mme Renaud.
Cet espace appartient au parc industriel de la ville, et le directeur général ajoute que “les gens d’Octane Parc, version 2.0, sont conscients du fait qu’un jour, il risque fort que le bail soit terminé, quels que soient les occupants, pour être capables de faire de l’implantation au niveau industriel.” Le directeur général fait allusion à une possible implantation du projet de Nayad aquaculture.
