Jeunesse autochtone – Le CNA prône l’autodétermination

Conseil de la nation atikamekw
Jeunesse autochtone – Le CNA prône l’autodétermination
(Photo : Archives)

Devant la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, le Conseil de la Nation Atikamekw (CNA) a fait valoir la pertinence du Système d’intervention d’autorité Atikamekw (SIAA) et la nécessité d’orienter la réforme du système de protection de la jeunesse vers l’autodétermination des peuples autochtones.

«Une nation peut-elle bâtir son avenir sans une responsabilité assumée sur sa jeunesse ? Une jeunesse fragilisée peut-elle vraiment être protégée lorsqu’elle est privée de la force et de la fierté de ses racines culturelles et de son identité ? Pour les autochtones, l’autonomie en matière de protection de la jeunesse ne relève pas de la question du pourquoi, mais du comment», a déclaré Constant Awashish, Grand Chef de la Nation Atikamekw.

Autonome depuis le 20 novembre 2018, la Nation Atikamekw dispose d’une expérience bâtie sur 40 ans et qu’elle souhaite partager avec les autres nations autochtones. Le SIAA est mis en œuvre sur les bases d’une approche communautaire, de la notion fondamentale de la famille élargie et place au cœur de ses dispositifs le confort linguistique pour que l’expression puisse être réparatrice.

«Aujourd’hui, nous constatons les effets du SIAA par une baisse de la judiciarisation des dossiers et par une approche avec les familles plus cohésive, plus durable, plus humaine », a souligné Alice Cleary, Directrice au CNA de la protection sociale SIAA.

Devant la Commission, le CNA a montré comment de simples pratiques «corporatistes» ont pu être en contradiction avec l’intérêt des enfants lorsque la place et le rôle de la culture dans leur protection ont été négligés. Le CNA a également souligné comment l’autonomie a permis l’émergence d’initiatives sociales innovantes telles que les camps familiaux en territoire ou des services préventifs (koskikiwetan).

«Le SIAA est certainement perfectible, mais il est déjà gagnant. Il est en vigueur à Wemotaci, à Manawan et à La Tuque et nous souhaitons maintenant une collaboration augmentée avec les gouvernements pour que ses principes s’appliquent partout où les Atikamekw en auront besoin», a conclu Constant Awashish.

Source : Conseil de la nation atikamekw.

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