HUB: une phase II pour la centrale alimentaire

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Par Bernard Lepage
HUB: une phase II pour la centrale alimentaire
a nouvelle agente de développement du HUB alimentaire La Tuque, Marie-Pier St-Louis, est entrée en poste en février. (Photo : Michel Scarpino)

SOLIDARITÉ. Les principaux acteurs de la mobilisation qui a permis de mettre sur pied à l’automne 2018 la Centrale alimentaire La Tuque passent en vitesse supérieure avec l’embauche d’une agente de développement qui viendra consolider les multiples gains déjà obtenus et développer de nouvelles avenues.

Il y a trois semaines, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale annonçait le versement d’une aide d’un peu plus de 100 000$ pour l’embauche d’une ressource au HUB alimentaire de La Tuque afin de développer et coordonner la mise en place de nouvelles actions à la Centrale alimentaire (ex.: transformation alimentaire, affiliation au domaine agroalimentaire, etc.).

Les dix organismes membres

Carrefour d’action bénévole du Haut Saint-Maurice (mandataire)

– Centre de bénévolat

– Comité de la Guignolée

– Groupe d’entraide Facile d’accès

– Centre d’amitié autochtone de La Tuque

– Carrefour emploi du Haut Saint-Maurice

– Comité de défense des droits sociaux

– Travailleurs de rue La Tuque

– Ressource Parents-Ailes

– La Tuque en forme et en santé

Qu’est-ce qu’un HUB alimentaire?

Par HUB alimentaire, on parle d’un point de connexion central chargé d’assurer la cohérence de toutes les actions des partenaires, ce qui va bien au-delà du simple lieu physique de la centrale dont le rôle est d’assurer la réception et la distribution des denrées alimentaires.

Alors que les remises des denrées alimentaires n’avaient lieu qu’une fois par mois de septembre à juin, la création de la centrale alimentaire a permis d’assurer un approvisionnement à longueur d’année avec en prime, une distribution bimensuelle.

«Depuis près de deux ans, nous avons fait des pas de géant. Maintenant que l’offre est plus stable, on passe au volet sécurité alimentaire. Là, on entre plus dans une optique de lutte à la pauvreté et d’intégration socioprofessionnelle», explique Charlène Bolger, organisatrice communautaire au CIUSSS MCQ.

Ces avancées et la volonté de propulser le projet dans une phase II nécessitaient l’embauche d’une personne à temps plein, car la charge de travail devenait trop grande autant pour Charlène Bolger, qui en avait échafaudé la structure, que pour Patricia St-Arnaud, coordonnatrice du Centre d’action bénévole du Haut St-Maurice, qui assurait la gestion de la centrale alimentaire au quotidien.

C’est Marie-Pier St-Louis qui a été recrutée et qui est déjà à l’œuvre. Technicienne en diététique, elle connait bien le dossier pour avoir déjà œuvré au sein de quelques organismes partenaires du projet. «Mon rôle dans un premier temps sera d’établir un plan d’action qui va nous mener à un HUB alimentaire opérationnel d’ici quatre ans», explique l’agente de développement qui devra aussi à établir des partenariats avec des intervenants jusque-là absents de la mobilisation, comme le monde agricole.

Un plateau de transformation dans la mire

Plusieurs autres initiatives ont suivi la création de la centrale comme le lancement de l’AEP en cuisine de chaînes de restaurant, à l’école forestière de La Tuque; une formation de techniques de base en cuisine, dans les locaux de la Popote volante; l’acquisition d’un véhicule pour la collecte de denrées; etc.

«De plus en plus, dès qu’il est question de l’enjeu alimentaire, les gens ont le réflexe de penser à la centrale. Ça sera le rôle du HUB et de notre nouvelle agente de développement de structurer tout ce qui est déjà en place, mais aussi de développer les opportunités, de nouer de nouveaux partenariats. L’idée, c’est d’assurer la pérennité du projet et qu’il s’autofinance d’ici la fin 2023», poursuit l’agente communautaire.

À moyen terme, la question du transfert de la centrale alimentaire se posera inévitablement croit Charlène Bolger. «Présentement, nous sommes en location dans un ancienne école qui appartient à la commission scolaire, mais qu’elle tente de vendre. Dans un monde idéal, nous aurions des locaux avec une cuisine où on pourrait faire la transformation. Avec la collecte, la transformation et la distribution, nous aurions un écosystème complet. C’est ça le principe du HUB alimentaire», termine l’organisatrice communautaire.

La Centrale alimentaire en chiffres

24 080 kg: de juin 2016 à mars 2019, 24 080 kg de denrées ont été recueillis

28 000 kg: d’avril 2019 à février 2020, 28 000 kg de denrées ont été recueillis

80 bénévoles: la Centrale alimentaire compte sur plus de 80 bénévoles

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