Horaire à l’heure des paramédics : rien ne bouge, dénonce la CSN

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Par Michel Scarpino
Horaire à l’heure des paramédics : rien ne bouge, dénonce la CSN

SANTÉ. La CSN dénonce le fait que le dossier des horaires alors que réclament les paramédics de La Tuque n’a pas bougé au fil des derniers mois, malgré des promesses du gouvernement.

En conférence de presse, Michel Beaumier, président du Syndicat des paramédics du Coeur du Québec (CSN), a expliqué qu’aucun développement n’est survenu dans ce dossier. On sait que les paramédics de La Tuque réclament des horaires à l’heure au lieu de faction 7/14.

M. Beaumier a indiqué qu’il avait rencontré la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, en novembre, laquelle s’était montrée favorable à un horaire à l’heure chez les paramédics de La Tuque.

«Mme Tardif m’a réécrit pour me dire que le budget était accordé, qu’on avait confirmation que l’horaire à l’heure était accepté et approuvé par le ministère, mais qu’il ne restait pas d’argent dans le budget 2018 qui se terminait le 31 mars 2019. On a attendu les nouveaux budgets», a poursuivi M. Beaumier. Rien n’est encore fait dans ce dossier, ce que dénonce la CSN.

«Sainte-Marie-de-Beauce a reçu un horaire à l’heure, ça a mis le feu aux poudres chez les paramédics de La Tuque», tonne M. Beaumier.

«Malgré le fait que le directeur adjoint du CIUSSS nous ait confirmé avoir envoyé les données au ministère pour le transfert, les budgets sont supposés être là, mais on n’avance pas dans le dossier. C’est incompréhensible, surtout qu’au début du mois de mai, il n’y avait plus de premier répondant à Parent, parce qu’ils étaient dans la négociation de leur entente. C’étaient les paramédics de La Tuque qui devaient monter à Parent pour aller chercher les patients», insiste Michel Beaumier. Le dossier des premiers répondants de Parent a été réglé par la suite.

Il craint des répercussions des horaires de faction avec l’été qui approche, vu qu’il y aura plus de gens en vacances dans la région, dans les chalets.

«Depuis la semaine passée, on a commencé à donner des tracts d’information, en inscrivant l’heure d’appel des citoyens et quand les paramédics sont arrivés chez le patient, avec le numéro de téléphone du ministère pour porter plainte, quand les délais semblent trop long pour eux. Des fois, ce sont des délais de 5, 6 ou 7 heures avant d’avoir une ambulance», aoute M. Beaumier.

Les paramédics de La Tuque arboreront un brassard noir avec une inscription rappelant la problématique qu’ils dénoncent. Aussi, une tournée régionale sera faite par les porte-parole nationaux de la CSN.

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