FédéCP Mauricie : réunion annuelle sur fond de chasse au cerf de Virginie

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Par Michel Scarpino
FédéCP Mauricie : réunion annuelle sur fond de chasse au cerf de Virginie
Richard Blais, vice-président de la FédéCP Mauricie, Dre Guylaine Séguin, médecin vétérinaire, Yves Martineau, fondateur de l’Association des conducteurs de chiens de sang, conférenciers ainsi que Pierre Caron, président de la FédéCP Mauricie. (Photo : Michel Scarpino)

FAUNE.  L’École Forestière de La Tuque a accueilli plus d’une centaine de participants à la réunion annuelle de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) de la Mauricie ainsi que de l’Association des trappeurs du Haut-Saint-Maurice. C’était la première fois que ces deux organismes se réunissaient au cours d’un même événement.

«On va chercher une clientèle plus large et puisqu’on n’est pas à deux endroits différents, on s’attend à un fort achalandage», disait Richard Blais, vice-président de la FédéCP Mauricie.
La question de la chasse au cerf de Virginie avec bois dans la zone 26 Ouest a été au centre de la rencontre. Des périodes de chasse sont prévues dès l’automne prochain.
Il sera possible d’appâter le cerf de Virginie du 1er septembre au 30 novembre.

»On est bien heureux de la réglementation concernant l’appâtage, pour ne pas qu’il y en ait à l’année. Des cerfs de Virginie pourraient traverser des routes et des rues et se faire frapper», ajoute Richard Blais. On sait qu’on retrouve une grande quantité de cerf de Virginie autour du milieu urbain de La Tuque.

D’ailleurs, on prévoit que l’ouverture de cette chasse dans la région de La Tuque générera un grand impact.

«Il y en a beaucoup autour de La Tuque. Ça va permettre aux chasseurs de la région de ne pas être obligés d’aller chasser à l’extérieur», expose Pierre Caron, président de la FédéCP Mauricie. Il ne cache pas que son organisme a beaucoup travaillé dans ce dossier depuis de nombreuses années.

L’ouverture de la chasse dans la zone 26 Ouest à l’automne viendra atténuer des questions comme les nombreux accidents impliquant cet animal et les dommages causés aux récoltes des agriculteurs.

D’autres dossiers importants

Parmi les autres dossiers que la FédéCP mijote, on note la chasse à l’écureuil, au cormoran, de même que la politique faunique gouvernementale. «Il y a le plan de gestion à l’orignal qui s’en vient, pour le petit gibier, un sondage est en ligne actuellement sur le site de la Fédération et dans les revues de chasse et pêche», fait savoir Pierre Caron.

On disait que la chasse aux dindons sauvages sera permise dans la zone 26 Ouest, au printemps, à raison d’un animal par année.

D’intéressantes conférences

Chaque année, la réunion annuelle permet de mettre en lumière des enjeux importants. Dre Guylaine Séguin, médecin vétérinaire, est venue parler des maladies chez les animaux sauvages au Québec qui peuvent être transmises entre l’animal et l’humain.

«Si on pense à la trichinellose, une maladie qu’on peut retrouver dans la viande d’ours, on peut avoir, dépendamment des années, entre 10 et 20 cas au Québec», affirme Dr Séguin.

Si ces maladies ne courent pas les rues, il y a, par contre, des mesures à prendre pour les éviter : porter des gants, éviter de manger ou boire lors de la manipulation et se laver les mains.

Les maladies évoluent avec les années. «Certaines maladies apparaissent, par exemple dû au réchauffement climatique», ajoute Dre Séguin, qui faisait aussi référence à la dispersion des tiques observées sur le territoire québécois.

«Le ministère souhaite sensibiliser  les chasseurs, les pêcheurs, les piégeurs qui sont sur le territoire. Ils sont des sentinelles pour nous […] Ils vont remarquer des choses qu’ils ne voyaient pas avant sur le territoire. On invite les gens à nous signaler ces anomalies au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs ».

«En quinze ans de recherche sur le gibier, j’ai plus de 1000 recherches d’effectuées. J’ai développé une expertise que les chasseurs n’ont pas», dévoile d’entrée de jeu Yves Martineau, fondateur de l’Association des conducteurs de chiens de sang, qui livrait la conférence «Changer le résultat de votre chasse».

Selon lui, si un chasseur ne retrouve pas une bête après l’avoir atteinte, il a commis une erreur. La première erreur commise par le chasseur, poursuit-il, est de ne pas avoir visé au bon endroit. Plus l’animal meurt vite, plus il est facile de le retrouver.

L’étude présentée samedi redéfinit l’anatomie de trois bêtes, l’ours, le cef de Virginie et l’orignal. Le chien de sang est éduqué pour retrouver les animaux blessés.

La relève

La Fondation Héritage Faune de la FédéCP a remis des octrois totalisant 19 190$ à différents organismes régionaux, dont plusieurs de La Tuque. Il s’agit de bourse dédiée à des initiatives favorisant la relève dans le domaine de la chasse et de la pêche. Le club de tir la Jolie Tuque, Ville de La Tuque, le Festival de chasse, l’École Forestière de La Tuque et le club des Archers comptent notamment parmi les récipiendaires.

Richard Blais mentionne que cet argent sert aux nombreuses initiatives qui ont lieu à La Tuque pour intéresser la relève. À titre d’exemple, après la semaine de relâche, une centaine de jeunes seront initiés à la pêche blanche. Une autre initiation à la chasse à la sauvageonne a lieu à l’automne :«Des jeunes sont initiés au montage de mouches et après, ce sera l’initiation à la pêche à la mouche», conclut-il.

Rappelant que La Tuque est constituée de 85 % de territoire forestier en terre publique, le maire Pierre-David Tremblay a souligné que 2000 personnes trouvent du travail grâce à la forêt.
«Il y a plus de gens qui ont des chalets qu’il y a de maisons à La Tuque. On a 4220 baux de villégiature, par rapport à 4067 maisons» a-t-il fait ressortir indiquant par surcroît l’importance pour les différents utilisateurs de partager la forêt.
On le sait, un comité économique sur la forêt a été mis sur pied en janvier dans le but de conserver les différents intervenants du monde forestier.
«On doit se parler, mais aussi on doit se développer et ça doit se faire ensemble. Je suis content de voir les trappeurs, les pêcheurs, les chasseurs», lance M. Tremblay.
La matrice routière forestière présentée ces derniers mois aura pour but de voir à ce que l’entretien de chemin, dont la route 25, par le gouvernement du Québec, garantisse l’accès au territoire forestier aux différents utilisateurs.
Cette semaine, on va à Gatineau rencontrer les gens du CRTC pour le déploiement d’Internet sur le territoire. C’est sur que je vais faire un clin d’œil à la villégiature, car ce n’est pas évident. On a une belle route, mais on est mal desservi par Internet et la téléphonie cellulaire.

À propos de la chasse prochaine au cerf de Virginie, il a lancé un message à la vigilance : «Ce que je ne voudrais pas voir, en tant que maire, c’est un chevreuil dans le centre-ville avec une flèche ou une balle dans le cou. Cette année, on va faire un peu plus de publicité pour pouvoir rendre cette pratique prudente, car on sait que le chevreuil vit à proximité du milieu urbain».

Environ 900 personnes détiennent une carte de membre de la FédéCP Mauricie.

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