Entente entre Hydro-Québec et le conseil de Wemotaci

Michel Scarpino mscarpino@icimedias.ca

Entente entre Hydro-Québec et le conseil de Wemotaci
François Néashit, chef de Wemotaci, Julie Boucher, d'Hydro-Québec et Patrick Boivin, conseiller à Wemotaci. (Photo : Michel Scarpino)

Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci (CAW) et Hydro-Québec annoncent la signature d’une entente-cadre qui mettra la table à « des discussions structurées qui pourraient déboucher sur une ou plusieurs ententes sur des sujets d’intérêt commun ».

L’entente met la table à une nouvelle relation entre Hydro-Québec et Wemotaci.  Au menu, des discussions visant des retombées pour les Atikamekw de Wemotaci pour des contrats ponctuels. Il y aura aussi des possibilités d’emplois et de la formation pour les membres de la communauté. 

 « Avec cette entente, on s’engage à entretenir un dialogue franc, à trouver des solutions qu’on ne connaît pas aujourd’hui. On va les trouver ensemble, pour se parler d’emploi, de formation, de développement économique, de contrats, de processus d’informations de consultations aussi pour les activités et les projets d’Hydro-Québec sur le territoire », résume Julie Boucher, Vice-présidente, expérience client, communication et relations avec les communautés chez Hydro-Québec.

Le climat entre Hydro et Wemotaci est clairement plus rose qu’en juin 2020, alors que les Atikamekw avaient manifesté pacifiquement tout près de la centrale Rapide-Blanc, eux qui voulaient être impliqués dans les travaux de réfection de 613M$. Aucune entente n’avait alors été conclue entre Hydro et le CAW, qui souhaitait la mise sur pied d’une table de négociation avec la société d’État.

« Il pourrait s’agir d’une sorte de Paix des Braves entre la communauté de Wemotaci et la société d’État Hydro-Québec. Cette nouvelle relation avec la société nous permet d’envisager des retombées positives à plusieurs niveaux pour l’ensemble des membres de la communauté de Wemotaci », a dit le chef, François Néashit.

Parlant d’un moment historique le conseiller Patrick Boivin de Wemotaci croit qu’il ne peut pas y avoir de justice sociale s’il n’y a pas de justice sur le plan économique. 

« Ça va donner de l’espoir à nos jeunes, ceux qui vont à l’école, ça va aussi donner de l’espoir à nos entrepreneurs aux membres de la communauté de Wemotaci »

En plus des projets d’avenir de la société d’État des discussions porteront sur les préoccupations des Atikamekw concernant les installations d’Hydro-Québec sur le territoire ainsi que sur les projets à venir.

 Mme Boucher a clairement affirmé la volonté d’Hydro-Québec que ses activités et ses projets dans la région profitent davantage aux Atikamekw de Wemotaci.

« On va d’abord les informer sur les travaux qu’on a à faire, les projets qui s’en viennent sur le territoire, aussi quelles sont les opportunités en termes d’emplois contrats et autres. On le faisait déjà, on se propose de le faire encore mieux. On veut se donner du temps pour regarder les différentes opportunités », annonce Mme Boucher.

« Je suis persuadée que les discussions que nous entamons aujourd’hui avec les Atikamekw de Wemotaci nous permettront de grandir ensemble. Nous voulons bâtir des ponts avec les Premières Nations et nous pouvons agir concrètement dans le but de soutenir le développement des communautés. Cette entente-cadre entre Hydro-Québec et Wemotaci est porteuse d’avenir et constitue un pas de plus dans cette direction », a également mentionné Sophie Brochu présidente directrice générale d’Hydro-Québec.

 

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Gilbert LEROUX
Gilbert LEROUX
1 mois

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