Aller au bout de ses idées et de ses rêves

Michel Scarpino mscarpino@icimedias.ca

Aller au bout de ses idées et de ses rêves
Alexandre Gauvin au milieu de son imposante flotte de machineries lourdes.  (Photo : (Photo courtoisie))

Entrepreneur depuis toujours, Alexandre Gauvin dirige depuis un an GO20 Location, une entreprise ayant pignon sur rue à Laval, mais qui brasse des affaires un peu partout au Québec en génie civil, foresterie, routes et ponts.

L’entreprise d’une quinzaine d’employés, qu’il dirige avec deux associés, est florissante. Dans un monde où les employeurs vivent une pénurie de main-d’œuvre, GO20 Location loue de la machinerie lourde partout au Québec. En quoi se distingue-t-elle des autres joueurs? « C’est la possibilité de louer avec opérateurs. On est peut-être trois entreprises au Québec à faire ça », identifie-t-il.

« J’ai des clients qui ont tellement de problèmes de main d’œuvre. Leurs machines restent dans la cour et ils nous appellent pour prendre des excavatrices avec des opérateurs parce qu’ils n’ont personne pour opérer les leurs. »

GO20 Location compte sur un parc d’une soixantaine d’unités de machinerie, des excavatrices, des chargeurs sur roues, des bulldozers. Au cours de la première année d’opération, il estime qu’un montant de 5M$ de dollars a été investi pour l’acquisition d’équipements permettant la cadence actuelle. « On a déjà commandé pour 6M$ de machines pour le printemps », ajoute le Latuquois. Les investissements apportés devraient lui permettre de passer à 80 unités, l’an prochain.

Il prétend au titre du troisième plus important locateur de machinerie au Québec, dans son domaine. 

« On termine notre première année d’opération et ç’a été au-delà de nos attentes », lance l’entrepreneur latuquois.

S’entourer

Alexandre Gauvin l’affirme d’emblée : il n’avait pas les plus hautes notes à l’école, mais il a fait sa place dans le difficile monde des affaires en travaillant et en s’entourant adéquatement.

« J’étais turbulent, dans mon jeune temps. La plupart de mes professeurs, lors des rencontres de parents, ce qui ressortait le plus, c’est que je ne ferais rien de bon dans la vie. » Certains enseignants, aujourd’hui, le contactent pour qu’il vienne s’adresser aux jeunes dans des classes.

« On n’a pas la prétention d’être parfait. La clé là-dedans, je pense, c’est de savoir bien s’entourer. J’ai été chanceux, j’ai toujours eu de bons mentors, de bons associés. S’il y a des domaines dans lesquels on est moins compétent, c’est d’aller chercher les personnes plus compétentes dans ce domaine-là. »

L’entrepreneur n’a que 28 ans, mais il parle avec la sagesse et l’expérience de gens chevronnés. Il dirige des compagnies depuis l’âge de 20 ans. 

Une affaire de famille

Alexandre Gauvin a l’entrepreneuriat dans son ADN. Son père, Gilles Gauvin, a dirigé Air Hélibec, Transport Gau-Bec, en plus d’avoir été aux commandes de l’aéroport municipal pendant 10 ans et son oncle, Jean Guy, gère depuis toujours l’incontournable restaurant Gauvin sport. « Répondre au téléphone à 9h le soir, on a vu nos parents aller. Ça fait partie de la « business ». C’est ce qui nous différencie, on mise beaucoup sur le service client. On ne veut pas faire du volume, on mise beaucoup sur le bon service. »

« Il y a un gros marché de location dans le milieu forestier et il y a beaucoup de projets à La Tuque qui s’en viennent. On pense aux réfections de barrages qui ont déjà commencé », note celui qui voit aussi un bon potentiel dans le projet de bioraffinerie forestière. « Ça va générer beaucoup d’ouvrage et les entrepreneurs locaux et régionaux n’ont pas tous la machinerie pour se lancer dans un gros projet comme ça. »

La relève

M. Gauvin invite les jeunes à aller au bout de leurs idées et de leurs rêves, s’ils ont l’esprit entrepreneurial. 

Il conclut en se montrant disponible pour les jeunes qui, comme lui, ont des projets. Mais quand ces jeunes n’ont pas l’expertise ou les ressources financières pour y arriver, leur bonne idée ne se réalise pas, alors qu’elle aurait pu devenir une entreprise viable.

Souvent, des jeunes ont de bonnes idées, des projets et les connaissances pour amener leur projet à terme, mais il leur manque un conseil, une bougie d’allumage.

« Ça rend fier de dire que c’est toi qui a aidé cette personne-là à partir. Il ne manquait qu’un petit coup de pouce pour que ça marche. Il y a du monde qui a des bonnes idées au Québec, il ne manque souvent qu’un ingrédient. Des fois, c’est juste des contacts », conclut Alexandre Gauvin.

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires