Des formations en cuisine pour répondre aux besoins en main-d’œuvre

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Par Michel Scarpino
Des formations en cuisine pour répondre aux besoins en main-d’œuvre
: On voit Patrick Moisan du restaurant le Boké, Johanne Fraser et Brigitte Blais, de Service Québec, Claude Hénault, président du Carrefour d’action bénévole, Julie Noël, de la SDÉF, Patricia St-Arnaud, du carrefour d’action bénévole, Charlene Bolger, du CIUSSS-MCQ, Audrey Godin, du carrefour emploi Haut-Saint-Maurice, Tommy Déziel, de la SADC du Haut-Saint-Maurice, Karine Pérusse, du Carrefour emploi Haut-Saint-Maurice, Danielle Rémillard, du SDÉF et Josée Duchemin, de l’ÉFLT. (Photo : Michel Scarpino)

C’est un secret de Polichinelle, la région est aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre. Les domaines de la restauration et de l’alimentation n’y échappent pas. Devant cet état de fait, le Service de développement économique et forestier de La Tuque (SDÉF), le Service aux entreprises de la commission scolaire de l’Énergie, Services Québec et leurs partenaires initient une opération dans le but de répondre aux besoins et en main-d’œuvre de ces entreprise latuquoises.

Dans un premier temps, la campagne locale «Cuisiner, j’en mange ! Sois le chef de ton avenir» proposera une journée d’exploration des métiers de la cuisine, 14 janvier, de 9h30 à 14h30. Les personnes intéressées pourront effectuer une visite guidée chez différents employeurs, auront droit à un dîner gratuit à la présentation des formations qui seront offertes. En clair, ils pourront découvrir les opportunités en restauration, dans les marchés d’alimentation, ainsi que dans les cuisines d’établissement. On s’inscrire auprès de Julie Bousquet, du Services aux entreprises de l’École forestière de La Tuque (ÉFLT).

Nous souhaitons que cette campagne de promotion crée un engouement auprès des personnes en recherche d’emploi.

-Josée Duchemin, conseillère en formation, ÉFLT

Deux formations gratuites en cuisine seront offertes dès le 3 février. Dans un premier temps, démarrera une attestation d’études professionnelles en cuisine de restauration rapide d’une durée de 465 heures (16 semaines de 30 heures). La cohorte y apprendra, entre autres, des notions d’hygiène et de salubrité, santé et sécurité, de même qu’à préparer des fonds-sauces-potages, mets simple et cuisine rapide, viande et volaille, poissons et fruits de mer, menus de petits-déjeuners de même que des services de menus de chaîne de restaurants. Certains préalables scolaires sont requis.

Parallèlement, un cours de techniques de base en cuisine de 384 heures (16 semaines de 24 heures) sera proposé. Les étudiants verront des notions telles l’utilisation des outils de travail, des mets simples et cuisine rapide, l’emballage et la rotation des produits, la vérification et le stockage des aliments et le service à la clientèle. Aucune exigence n’est requise quant aux préalables scolaires pour ce cours. On vise un groupe d’au moins cinq personnes pour la formation en technique de base de cuisine et dix pour l’attestation d’études professionnelles en cuisine de restauration rapide.

L’ÉFLT coordonnera la formation en vertu de son mandat dans les services aux entreprises, directement en lien avec leurs besoins. Le Carrefour emploi Haut-St-Maurice collaborera éttroitement pour assurer le maintien en formation et l’intégration en emploi des élèves.

L’attestation d’études professionnelles en cuisine de restauration rapide sera dans les locaux du restaurant le Boké, sous la forme d’une alternance travail-étude. Des restaurateurs de La Tuque pourront accueillir des stagiaires.

L’autre formation, en technique de base en cuisine, est le programme tout indiqué pour les élèves qui veulent vivre une insertion socioprofessionnelle. Les cours se donneront dans les locaux de la Popote roulante. On pourra utiliser les denrées de la Centrale alimentaire pour transformer les aliments, pour les envoyer soit à la Popote roulant ou à la clientèle de la Centrale alimentaire.

«Le rôle du SDÉF a été de soutenir ce projet à bien des égards et surtout de rassembler un comité qui pourra développer d’autres projets novateurs pour le développement économique et social de l’agglomération de La Tuque», pense Julie Noël,  conseillère au développement économique.

On veut former des gens de La Tuque afin de répondre aux besoins des entreprises latuquoises.

«Le Centre de bénévolat contribue au projet afin d’assurer la disponibilité des denrées pour la formation Technique de base en cuisine. En plus d’être offertes dans le cadre de la distribution alimentaire, ces mêmes denrées permettent de créer un contexte d’apprentissage pour les gens inscrits en formation», ajoute Alain Riendeau, trésorier et porte-parole du Centre de bénévolat de La Tuque. «Les produits transformés pourront être mis en circulation, dans les distributions. Non seulement les denrées vont servir à l’aide alimentaire, elles vont servir une deuxième fois pour des plateaux de transformation», complète Charlene Bolger, du CIUSSS-MCQ.

Brigitte Blais, directrice des bureaux de Services Québec de Shawinigan et La Tuque a précisé que pour soutenir le développement des compétences des métiers de la cuisine, Services Québec financera des février 2020 ces deux programmes de formation destinés à une clientèle sans emploi.

Des besoins criants

Avec son personnel, Patrick Moisan, du restaurant le Boké, sera le chef d’orchestre de ces formations. C’est d’ailleurs la quatrième fois que M. Moisan offre des cours en cuisine La Tuque en collaboration avec l’ÉFLT et le Centre local d’emploi.

Il croit dur comme fer qu’il est impératif de former des gens en cuisine. «Si on ne règle pas le problème, on risque de l’accentuer. C’est important d’offrir des formations pour emplir le bassin dans la restauration et les secteurs connexes, car les employés se promènent beaucoup d’un endroit à l’autre», lance M. Moisan. Certaines entreprises doivent même fermer pendant quelques jours pour donner du répit à leur personnel.

Il estime que les gens qui suivent de pareilles formations ont un taux de placement qui avoisine les 90%.

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